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6 Français sur 10 contre les suppressions de fonctionnaires de Fillon

58% des Français ne souhaitent pas réduire de 500.000 le nombre d'emplois publics entre 2017 et 2022, selon un sondage Elabe paru ce jeudi 8 décembre.

Désormais représentant de la droite et du centre à l'élection présidentielle du printemps prochain, François Fillon risque d'avoir du mal à faire passer ses réformes. Selon un sondage Elabe pour Les Échos, Radio Classique et l'Institut Montaigne publié ce jeudi 8 décembre, une majorité des Français sont en effet opposés à la suppression de 500.000 emplois publics (fonctionnaires et contractuels) entre 2017 et 2022.

58% des sondés déclarent en effet que la mesure n'est pas souhaitable (30% "pas du tout souhaitable" et 28% "plutôt pas souhaitable") contre 42% qui pensent le contraire (13% "tout à fait souhaitable" et 29% "plutôt souhaitable").

Des différences selon les opinion politiques

Néanmoins ce chiffre est très différent selon les sensibilités politiques puisque 80% des partisans de gauche sont contre la mesure, alors qu'à droite, à l'inverse, 65% sont pour. Le chiffre est plus équilibré pour les sympathisants du Front national (47% pour, 52% contre).

Ces résultats sont cohérents avec une précédente étude d'Odoxa pour BFM Business publiée la semaine dernière qui montrait que 58% des Français étaient contre la suppression de 500.000 postes de fonctionnaires sur l'ensemble du quinquennat. Toujours selon ce dernier sondage, 24% des partisans de gauche étaient favorables à la mesure, contre 58% des sympathisants de droite.

Par ailleurs, le sondage Elabe a interrogé les Français sur les dépenses qu'ils souhaitent à tout prix sanctuariser. La santé (90% de répondants jugent "pas du tout" ou "pas vraiment" acceptable de tailler sur ce poste) arrive en tête, devant les retraites (89%), la sécurité (89%) et l'éducation (86%). À l'inverse les aides sociales (50%), la culture (53%) et l'indemnisation des chômeurs (53%) arrivent en queue de peloton.

Étude réalisée sur un échantillon de 1.003 personnes via la méthode des quotas les 6 et 7 décembre.

J.M.