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Coquilles Saint-Jacques: leur population, redevenue abondante, bat un record historique

Les populations de coquilles Saint-Jacques en baie de Seine et en baie de Saint-Brieuc ont battu un record historique cet automne.

Les populations de coquilles Saint-Jacques en baie de Seine et en baie de Saint-Brieuc ont battu un record historique cet automne. - Mychele Daniau

Les populations de coquilles Saint-Jacques en baies de Seine et de Saint-Brieuc ont battu un record historique en septembre selon l'Ifremer. Ces chiffres récompensent les actions de préservation de la ressource mises en place par les pêcheries françaises depuis plus de 15 ans.

Alors que de Cherbourg au Pas-de-Calais, les pêcheurs français sont en action depuis le 1er octobre, la coquille Saint-Jacques, très appréciée des restaurateurs, est redevenue très abondante.

Les populations de coquilles en baie de Seine et en baie de Saint-Brieuc ont même battu un record historique cet automne, confirmant la tendance favorable des dernières années, selon les dernières évaluations scientifiques de l’Ifremer (Institut français de recherche pour l'exploitation de la mer) menée en septembre 2020.

La biomasse exploitation en baie de Seine est à 64.000 t

Sur la zone de la baie de Seine étendue, allant de Barfleur (Manche) au cap d’Antifer (Seine-Maritime) près du Havre, "la situation en 2020 dépasse le double de la moyenne des dix dernières années. La biomasse totale exploitable de coquilles (atteignant la taille réglementaire de 102 mm) est estimée à 64.000 t (dont 53.000 t dans la seule baie de Seine stricto sensu), un niveau proche du record de 2018" explique l'institut.

Et en baie de Saint-Brieuc, "la biomasse totale dépasse cette année 68.000 t, loin devant le précédent record de 2018. Et la biomasse exploitable est supérieure à 37.000 t, soit quasiment +50 % par rapport aux deux dernières années déjà excellentes" ajoute l'Ifremer.

Une meilleure régulation des dates et heures de pêche

Ces chiffres confirment la tendance favorable observée depuis le début des années 2000, conséquence directe des actions de préservation de la ressources mise sen place par les pêcheries françaises.

L'Ifremer évoque notamment la diminution globale de l’effort de pêche par la mise en place de dates et d’horaires de pêche, ou encore l’amélioration des engins avec l’utilisation d’anneaux de drague plus grands.

Le paradoxe de la situation actuelle aura plutôt trait aux débouchés de cette pêche qui promet d'être abondante, la clientèle des restaurants fonctionnant au ralenti, en raison de la crise sanitaire. À moins que les particuliers prennent le relais au cas où les prix de ces mollusques viendraient à baisser.

Frédéric Bergé
https://twitter.com/BergeFrederic Frédéric Bergé Journaliste BFM Éco