BFM Business

Une conserverie girondine rappelle tout ses produits avant de fermer

Rillettes, pâtés, confits et autres plats cuisinés de la société Gi-Dor-Land ne doivent plus être consommés. (image d'illustration)

Rillettes, pâtés, confits et autres plats cuisinés de la société Gi-Dor-Land ne doivent plus être consommés. (image d'illustration) - Jean-François Monier - AFP

Une conserverie du Sud-Ouest a retiré de la vente et procède au rappel des conserves déjà produites en raison "d'anomalies de fabrication" décelées par les services vétérinaires. Une décision qui condamne cette petite entreprise et ses sept salariés.

Confit de canard, plats cuisinés et autres pâtés produits par Gi-Dor-Land ne doivent plus être consommés. Ces produits, étiquetés sous différentes marques (La Conserverie des bonnes choses, les Gastronomies du Bergeraçois, La Perle de Rigord et Alain Martin) ont des dates de péremption comprises entre le 1er juillet 2021 et le 7 juin 2022. 

Ils ont été vendus du 6 juillet 2017 au 7 juin 2018 dans les magasins Auchan, Casino, Intermarché, Leclerc, ainsi que dans des commerces de détail partout en France et sur le site internet www.conserves-saveurs.com.

Dans communiqué, validé par la Direction générale de l'Alimentation, la société Gi-Dor-Land demande aux personnes qui détiendraient ces produits "de ne pas les consommer et de les rapporter au lieu d'achat". 

L'entreprise contrainte à la fermeture 

"Nous sommes une conserverie artisanale, notre matériel est vieillissant et les vétérinaires pensent qu'on ne peut pas continuer dans ces conditions", explique David Soulat, le directeur général de Gi-Dor-Land.

Les inspecteurs des services vétérinaires "souhaitent qu'on recrute un responsable qualité et qu'on investisse dans du matériel, mais nous n'avons pas les moyens" ajoute le chef d'entreprise, avant de préciser que "toutes nos analyses sont bonnes. Nous n'avons pas eu d'incident client, pas de germes dans les boîtes, rien"

Gi-Dor-Land, qui emploie sept personnes, va donc fermer "le plus rapidement possible", indique David Soulat. "C'est un crève-coeur parce qu'il y a des salariés en jeu. Je vais essayer de tout faire pour les recaser. C'est ça le plus difficile à accepter", conclut-il.

A.M. avec AFP