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Tarifs EDF: "on est en train de trouver une solution" affirme Ségolène Royal

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Conséquence de l'annulation en avril par le Conseil d'Etat des tarifs 2012/2013 décidés par le gouvernement Ayrault, celui de Manuel Valls prépare un nouvel arrêté impliquant un rattrapage pour la période concernée. Mais selon Ségolène Royal, aucune décision n'est encore prise.

30 euros au moins: voilà ce que les abonnés d'EDF aux tarifs régulés (soit 92% d'entre eux) devraient être amenés à payer en une seule fois à la rentrée, selon Le Parisien/Aujourd'hui en France de ce 4 juillet. Le note pourrait atteindre 45 euros pour les clients "non résidentiels", en clair les abonnés professionnels. Ségolène Royal, la ministre de l'Ecologie, affirme sur Twitter ce matin "qu'aucune décision n'est prise. Je négocie avec EDF pour protéger le pouvoir d'achat". "On est en train de trouver une solution", a-t-elle ajouté sur BFMTV.

La raison du rattrapage: l'annulation, en avril dernier, par le Conseil d'Etat des tarifs réglementés pour la période d'août 2012 à août 2013. Selon la haute juridiction administrative, le gouvernement Ayrault, au nom de la défense du pouvoir d'achat des Français, avait décidé une hausse des tarifs régulés trop faible, ne permettant pas de couvrir les coûts de production d'EDF comme la loi le prévoit.

Le gouvernement Valls doit donc établir un nouvel arrêté rétroactif pour les tarifs de la période en cause. La décision définitive devrait être connue avant la fin juillet.

hausse inférieure à 5%

Ce n'est pas la première fois que la mésaventure se produit, tant pour les tarifs de l'électricité que ceux du gaz. Le gouvernement envisage d'ailleurs une révison du mode de calcul des tarifs EDF. C'est du moins ce que souhaite Ségolène Royal, la ministre de l'Ecologie, qui doit faire adopter son projet de loi de transition énergétique fin juillet.

Le 19 juin, elle avait même ouvert une polémique en annonçant qu'il n'y aurait pas de hausse de 5% des tarifs réglementés en août comme prévu, obligeant Manuel Valls, le lendemain, à rectifier le tir. Le Premier ministre avait alors affirmé qu'il y aurait bien une hausse mais "plus faible que 5%". Les tarifs de l'énergie n'ont donc pas fini d'empoisonner la vie des gouvernements successifs.

La hausse de 5 % est annulée et même si ça ne plait pas à quelques spéculateurs , cette décision est fermement maintenue .
— Ségolène Royal (@RoyalSegolene) 4 Juillet 2014
P.C