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Sanofi va supprimer 900 emplois d'ici 2015

L'intersyndicale de Sanofi va lancer une journée de mobilisation le 3 octobre prochain

L'intersyndicale de Sanofi va lancer une journée de mobilisation le 3 octobre prochain - -

Le groupe pharmaceutique a dévoilé, mardi 25 septembre un projet de réorganisation qui implique 900 suppressions de postes à l’horizon 2015. L’activité du site de Toulouse reste menacée. Vidéo : Mélanie Bertrand et Sébastien Savoye

Le chiffre est inférieur aux craintes des syndicats qui redoutaient un plan menaçant entre 1200 et 2500 personnes, sur un total de 28 000 employés en France. Ce qui fait dire à Arnaud Montebourg, ministre du Redressement productif, que Sanofi a "suivi les recommandations du gouvernement" en n’annonçant "que" 900 suppressions de postes à l’horizon 2015 ce mardi 25 septembre. Celui qui estime avoir déjà réussi à faire un peu plier le laboratoire ajoute qu’il a "prié les dirigeants de réduire encore leur plan" à l’occasion d’une réunion lundi soir à l'Elysée avec la direction.

Dans son communiqué, le groupe précise que toutes ces suppressions résulteront de départs volontaires. Il indique qu’aucune délocalisation ni "aucune modification du nombre de sites industriels en France" ne sont prévues. Le site de Montpellier, où 200 emplois étaient possiblement sur la sellette, devrait finalement devenir un "centre stratégique dédié au développement", et les autres implantations voir leur activité maintenue ou renforcée.

Journée de mobilisation syndicale le 3 octobre

Pour autant, l’avenir du site de Toulouse, où 600 chercheurs sont actuellement employés, reste clairement menacé. "La vocation de ce site reste à préciser", peut-on lire dans le communiqué. Mais Sanofi se veut rassurant, affirmant avoir identifié "des acteurs susceptibles d’y poursuivre des activités scientifiques ou technologiques".

Rester à convaincre les syndicats, ce qui ne sera pas une tâche aisée. L'intersyndicale du groupe pharmaceutique a immédiatement réagi à ces annonces en prévoyant une journée de mobilisation le 3 octobre. Elle compte par ailleurs reprendre contact, dès cet après-midi, avec Arnaud Montebourg. Thierry Bodin, le coordonnateur CGT du laboratoire, considère que "le groupe confirme sa volonté de se désengager de Toulouse et d'arrêter les activités de recherche sur Montpellier". Pour lui, ce chiffre de 900 suppressions de postes est "un minima", dont personne ne sait "sur quoi il repose".

Julien Marion et Reuters