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Pouvoir d'achat: le groupe PS à l'Assemblée veut aussi le Smic à 1500 euros

Le Parti Socialiste va proposer un projet de loi de "cinq ou six" mesures clés, notamment "le Smic à 1500 euros", pour obliger le gouvernement à "se positionner".

Le groupe PS à l'Assemblée va déposer une proposition de loi sur le pouvoir d'achat avec "cinq ou six" mesures clés, notamment "le Smic à 1500 euros", pour obliger le gouvernement à "se positionner", a annoncé vendredi la députée Nupes-PS Valérie Rabault.

"Nous allons déposer une proposition de loi avec cinq ou six propositions clés en disant 'voilà ce que nous pensons important et indispensable pour faire en sorte d'améliorer la situation et notamment celle du pouvoir d'achat', ce qui permettra aussi au gouvernement de se positionner", a-t-elle dit sur France 2.

Il s'agit de "dire au gouvernement 'on ne peut pas continuer ce blocage, voici ce que nous vous proposons, qu'est-ce que vous en pensez?'", a ajouté la députée du Tarn-et-Garonne réélue dimanche.

Eviter le blocage

Elle a souhaité "que la Première ministre fasse un discours de politique générale clair, avec dix propositions charpentées, qu'elle aurait l'occasion d'aborder avec les uns et les autres, et qu'elle engage sa responsabilité là-dessus".

Après la perte par les macronistes de leur majorité absolue au Parlement, "le président de la République ne peut pas renvoyer la balle aux différents groupes parlementaires et ne pas engager un dialogue", a insisté Valérie Rabault, affirmant "ne pas avoir vu grand chose" dans le programme présidentiel "à part la retraite à 65 ans".

Elle a refusé l'idée d'une coalition de gouvernement, une des pistes proposées par Emmanuel Macron pour sortir de la crise.

Compromis

"En revanche, voter des projets de loi, la réponse est oui, on l'a toujours fait", a fait valoir Mme Rabault, candidate pour prendre la tête de la commission des Finances de la nouvelle Assemblée.

Valérie Rabault a refusé de dire si elle voterait ou pas une motion de censure, préférant attendre de voir quelles mesures le gouvernement "propose".

Emmanuel Macron a demandé mercredi aux partis d'opposition de "dire en toute transparence jusqu'où ils sont prêts à aller" pour "bâtir des compromis": "entrer dans une coalition de gouvernement et d'action (ou) s'engager à voter simplement certains textes, notre budget".

Les partis ont commencé à répondre jeudi, en renvoyant la balle dans le camp présidentiel, refusant l'idée d'un gouvernement de coalition et souhaitant redonner au Parlement tout son rôle dans l'examen de textes "au cas par cas".

OC avec AFP