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Pourquoi vous ne trouverez bientôt plus de gel douche ou de shampoing "Sans parabène"

Depuis le 1er juillet, entre en application des restrictions pour les allégations "Sans…" et "Hypoallergénique" figurant sur les étiquettes de produits cosmétiques.

Depuis le 1er juillet, entre en application des restrictions pour les allégations "Sans…" et "Hypoallergénique" figurant sur les étiquettes de produits cosmétiques. - François Guillot-AFP

Depuis le 1er juillet, une réglementation encadre strictement les allégations "Sans..." vantant l'absence d'un ingrédient dans un cosmétique. La mention "sans conservateur" (pour un produit n'en contenant jamais) ou "sans parabène" (message dénigrant) n'est plus acceptée. Cette règle ne vaut que pour les nouveaux produits mis sur le marché, pas pour les anciens déjà commercialisés.

La protection du consommateur passe aussi par le contrôle strict des allégations figurant sur les étiquettes des produits. Depuis le 1er juillet, le marché des cosmétiques est soumis à de nouvelles règles européennes applicables aux allégations concernant les nouveaux produits mis en vente.

Ces textes les encadrent très strictement en prohibant l'emploi de nombreuses allégations "Sans...", qui vantaient jusqu'à présent l'absence de tel ou tel ingrédient sur les étiquettes de nombreux produits, explique l'observatoire des cosmétiques sur son site internet.

Les allégations désormais prohibées sont, par exemple, la mention "Sans" lorsqu'elle vise un ingrédient qui n'a pas lieu d'être pour un produit, telle l'absence de conservateurs pour un parfum qui n'en contient jamais.

Plus d'allégations sous-tendant un message dénigrant

De même, il n'est plus possible de vanter l'absence d'un ingrédient si cette garantie ne peut être assurée et vérifiée. La mention "Sans substances allergènes" ne doit plus figurer "puisqu’une absence complète de risque de réaction allergique ne peut pas être garantie" explique l'observatoire des cosmétiques.

Les allégations qui sous-tendent un message dénigrant, basé sur une perception présumée négative de l’ingrédient tel que "Sans parabène", "Sans phénoxyéthanol", "Sans triclosan" ne doivent plus figurer sur les étiquettes.

L'allégation "hypoallergénique" strictement encadrée

Enfin, l'affirmation "hypoallergénique" à propos d'un produit (évoquant sa capacité minimale à provoquer des réactions allergiques) ne doit être mentionné "que si le fabricant peut en apporter la preuve et si le produit a été conçu pour minimiser son potentiel allergisant". Il ne doit pas non plus "contenir de substances pour lesquelles des données pertinentes concernant leur potentiel sensibilisant sont manquantes".

En revanche, certaines allégations ont encore le droit de figurer sur les cosmétique lorsque l'absence explicite d'un ingrédient favorise un choix éclairé pour des catégories de consommateurs. C'est le cas de la mention "Sans ingrédients dérivés d’animaux" pour les adeptes du végan ou "Sans acétone" pour les utilisateurs que l'odeur de ce composé chimique rebute.

Cette réglementation s'applique à tous les nouveaux produits mis sur le marché mais pas à ceux déjà commercialisés, qui n'ont pas à être retirés des rayons. "Les allégations "Sans..." ne vont donc pas disparaître du jour au lendemain des étiquettes cosmétiques" conclut l'observatoire des cosmétiques.

Frédéric Bergé