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Pâques confiné: les Français ont mangé du gigot mais pas de chocolat

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- - FRED TANNEAU / AFP

Les ventes de chocolats de Pâques se sont écroulées sur la période précédant le lundi pascal. Mais quelques jours avant la date, les Français se sont procurés de quoi préparer un repas traditionnel.

La semaine qui a précédé le week-end de Pâques, la fréquentation des supermarchés a continué de surfer sur ses plus hauts niveaux. Les ventes de la grande distribution ont ainsi crû de plus de 17% par rapport à la précédente, et de près de 8% par rapport à la même semaine l’an dernier, selon Nielsen. 

Finalement, cette semaine traditionnellement excellente pour la grande distribution aura tenu ses promesses même dans une France confinée, avec les 5ème meilleures ventes hebdomadaires qu’aient connues les super, hyper et drive depuis deux ans. Mais tous les rayons n’ont pas connu la même fortune puisque les Français ont acheté beaucoup moins de chocolats que d’habitude, mais plus de viande que les semaines précédentes. 

Sur les six semaines précédant la sonnée des cloches, les ventes de chocolat se sont écroulées en moyenne de 27%, rapporte Nielsen. Ainsi, le mardi suivant le lundi de Pâques, “le taux d’écoulement des marchandises atteignait seulement 53,3% contre 81,2% l’an passé. Autrement dit, plus de 47% des chocolats de Pâques restent encore à vendre après le jour J… contre seulement 19% l’année dernière”, indique le cabinet spécialiste de la grande distribution. 

Et pour cause: le taux de Français désireux d’organiser une chasse aux oeufs s’est écroulé avec le confinement. “Avant les restrictions liées au COVID-19, plus de 42% d’entre eux déclaraient vouloir célébrer Pâques cette année… mais ils n'étaient plus que 28% à souhaiter maintenir les célébrations une fois le confinement commencé”, souligne Nielsen.

Pour autant, les Français ont quand même maintenu la tradition dans l’assiette avec de l’agneau et de bons légumes. Ainsi le rayon boucherie a connu sa plus forte progression la semaine commencée le 6 avril, avec des ventes en hausse de 34% par rapport à la même période en 2019, selon les chiffres Iri que se sont procurés Les Echos. Tout comme les catégories typiques de produits pour les fêtes, comme les asperges (+34%), les saumons fumés (+39%) et le foie gras (+11%). 

Nina Godart