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Nestlé soutient l'affichage Nutri-Score pour tous ses produits vendus en Europe

Netslé détaillera à la rentrée 2019 l'agenda du déploiement de l'affichage Nutri-Score sur ses produits, qui devrait durer deux ans, et débutera dans les pays qui soutiennent d'ores et déjà le Nutri-Score.

Netslé détaillera à la rentrée 2019 l'agenda du déploiement de l'affichage Nutri-Score sur ses produits, qui devrait durer deux ans, et débutera dans les pays qui soutiennent d'ores et déjà le Nutri-Score. - Guiseppe Cacace, Fabrice Coffrini-AFP

Le géant suisse de l'agroalimentaire (Nestea, KitKat, Buitoni ou Nesquik) adoptera l'étiquetage nutritionnel simplifié Nutri-Score pour ses produits vendus en Europe. Nestlé s'était montré d'abord réticent vis-à-vis de cette affichage simple sur l’intérêt nutritionnel d’un aliment.

"Le groupe Nestlé à l'échelle européenne souhaite annoncer son soutien et son passage progressif à la mise en place du Nutri-Score", a indiqué le directeur général de Nestlé France Pierre-Alexandre Teulié. Le groupe suisse détaillera à la rentrée l'agenda du déploiement de cet affichage sur la qualité nutritionnelle des produits, qui devrait durer deux ans, et débutera dans les pays qui soutiennent d'ores et déjà le Nutri-Score. Le logo Nutri-Score a été officiellement adopté par la France, la Belgique et l’Espagne.

Déjà en place en France depuis l'automne 2017, mais de façon facultative en raison de la réglementation européenne actuelle, ainsi qu'en Belgique et en Suisse, ce système d'étiquetage est basé sur cinq lettres (A,B,C,D et E) et un code couleurs, du vert au rouge, selon la qualité nutritionnelle de l'aliment. Précision, Nutri-Score n’évalue que la qualité nutritionnelle des aliments et non les additifs, les pesticides ou le degré de transformation de ces mêmes aliments.

Nestlé favorable à un système unique en Europe

"On va être très clair, ce n'est pas possible", d'avoir des "A" partout, "par contre être le meilleur dans chaque catégorie, c'est l'objectif qu'on peut raisonnablement viser", indique le patron de Nestlé France. "L'enjeu ce n'est pas de la poudre chocolatée contre une pomme, c'est [de trouver] parmi les poudres chocolatées celle qui a la meilleure qualité nutritionnelle", explique-t-il.

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- © Le site de la Commission européenne héberge une pétition en ligne visant à rendre obligatoire l'affichage Nutri-Score.

Pour Pierre-Alexandre Teulié, il est "important qu'il n'y ait qu'un seul système au niveau européen. Effectivement le Nutri-Score semble émerger et c'est difficile à un acteur de notre taille de n'être qu'attentiste, d'attendre que les autres prennent une décision pour nous".

Au départ défavorable, Nestlé a changé de position

Nestlé a fait parti en 2017 d'un groupe de six multinationales (avec Coca-Cola, PepsiCo, Mars, Mondelez et Unilever) qui refusaient le Nutri-Score et appelaient à utiliser un autre système baptisé Evolved Nutrition Label (ENL), basé sur une approche par portions. Il avait ensuite quitté cette alliance.

Plusieurs associations de consommateurs européens ont lancé (cf infographie ci-dessus) il y a un mois une pétition pour demander à la Commission européenne de rendre obligatoire le Nutri-Score qui "peine à se développer dans les rayons" en raison de son caractère facultatif, selon l'association française UFC-Que Choisir, à l'origine de la pétition avec six autres associations de Belgique, d'Allemagne, des Pays-Bas, d'Espagne, de Pologne et de Grèce.

Frédéric Bergé avec AFP