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Les négociations au point mort sur les tarifs des médecins

Les médecins attendent des "éléments chiffrés"

Les médecins attendent des "éléments chiffrés" - Alex Proimos - Flickr - CC

Le premier syndicat des médecins libéraux a décidé de quitter la table des négociations avec la Sécu au sujet de la nouvelle convention devant définir les honoraires des praticiens pour les cinq prochaines années.

Le dialogue est désormais rompu. Ce mercredi 22 juin, la CSMF, premier syndicat des médecins libéraux en France, a claqué la porte des négociations avec la Sécu au sujet de la prochain convention régissant les tarifs des praticiens pour les cinq prochaines années.

"La CSMF quitte la table des négociations. (...) Elle ne participera pas aux prochaine séances dans l'attente de réponses concrètes" et "d'éléments chiffrés", a déclaré son président Jean-Paul Ortiz à l'issue d'une nouvelle réunion.

Quatre mois de réunions

Cela fait quatre mois que l'on discute toutes les semaines !" a rappelé le président de la CSMF. "Si l'on n'a pas de texte avec des propositions chiffrées et significatives, en particulier au niveau financier, ce n'est pas la peine de continuer", a-t-il ajouté, disant en appeler "au gouvernement". 

"La Cnam (Caisse nationale d'assurance maladie) reste dans sa logique comptable et ne semble pas vouloir une convention ambitieuse qui accompagne la médecine libérale pour réaliser le virage ambulatoire et sauvegarder le système de santé à la française", dénonce aussi le syndicat dans un communiqué.

Depuis fin février, les cinq syndicats représentatifs de la profession (CSMF, FMF et SML pour les spécialistes et généralistes, MG France pour les généralistes et le Bloc pour les chirurgiens) négocient avec l'Assurance maladie pour une augmentation de leur rémunération. 

Dans ce contexte, la CSMF réclame "des moyens pour la médecine libérale", notamment une consultation de base à 25 euros et une "grille tarifaire" différenciée selon le type d'actes pratiqués par les médecins, parmi une série de propositions qu'elle évalue à 1,5 milliard d'euros et qui profiteraient à toutes les spécialités. 

L'Assurance maladie s'est déjà dite ouverte à une revalorisation de la consultation de base à 25 euros pour les généralistes (contre 23 actuellement), précisant toutefois que son champ de manoeuvre était limité et qu'il faudrait faire des choix, sans donner le montant de l'enveloppe globale qu'elle pourra consacrer à la convention dans son ensemble.

Le principal syndicat de chirurgiens, le Bloc, a également décidé mercredi de quitter la séance de négociation organisée au siège de l'Assurance maladie, sans remettre en question sa participation aux prochaines réunions.

Syndicats et Assurance maladie ont jusqu'au 26 août pour trouver un accord.

J.M. avec AFP