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Les chaussettes Kindy rachetées par deux repreneurs

Deux filiales en difficulté de Kindy ont trouvé un repreneur chacune.

Deux filiales en difficulté de Kindy ont trouvé un repreneur chacune. - Kindy

Le groupe en redressement judiciaire a été racheté séparément par deux repreneurs. L'un, la société de textile Galatée, va reprendre la filiale chaussette, l'autre, Spartoo, la filiale chaussures.

Les deux filiales du fabricant de chaussettes et chaussures Kindy, en difficulté et placé en redressement judiciaire, ont été rachetées séparément par deux repreneurs vendredi, a-t-on appris de sources concordantes.

Le tribunal de commerce de Beauvais (Oise) a ainsi désigné la société de textile Galatée pour reprendre le pôle "chaussette" (112 emplois) et le vendeur de chaussures en ligne Spartoo pour le pôle "chaussure pour enfant" (40 emplois), selon l'ancienne directrice de Kindy, Nathalie Crouzet. 87 emplois sur 152 seront préservés, a-t-elle précisé.

Des syndicats "confiants"

"C'est une bonne nouvelle pour nous car c'était soit eux, soit la liquidation pure et simple", a déclaré Dany Cottet, secrétaire FO du CE chez Kindy. Il se dit également "confiant" pour les emplois, notamment pour le pôle "chaussettes", où il espère pouvoir "sauvegarder un peu plus que les 60 emplois promis" par Galatée.

Sur les trois offres de reprise du pôle "chaussettes" de l'entreprise examinée mardi par le tribunal de commerce, Galatée, mieux disant en termes de sauvegarde d'emploi, avait les faveurs des salariés. La Région Hauts-de-France s'est dite "satisfaite",l'offre de Galatée étant "la plus favorable à l'emploi. Selon FO, "le repreneur a promis d'injecter dans un premier temps 1,3 million pour racheter le site et d'y ajouter ensuite d'autres sommes pour l'investissement et nos salaires" pour développer "davantage la vente par internet".

Spartoo "convaincu du potentiel" de Kindy

Dans un communiqué, Spartoo a affirmé que le rachat du pôle "chaussures pour enfants" s'inscrivait dans un "investissement industriel sur le long terme". Le groupe, se disant "convaincu du potentiel à l'international", souhaite exporter davantage "en Europe et en Chine". "A travers ce rachat, Spartoo investit dans l'outil de production, et plus globalement dans l'industrie française, avec une vision sur le long terme. Un investissement qui va permettre au groupe de renforcer sa position sur le secteur enfant", précise-t-il.

Créé en 1863, Kindy a souffert des délocalisations qui ont frappé le secteur du textile et de la perte de la licence Dim en juin 2014. Les actionnaires du groupe avaient sommé en janvier ses dirigeants de trouver rapidement une solution afin d'éviter de graves problèmes de liquidités.

N.G. avec AFP