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Les bars, café et restaurants en zone orange veulent rouvrir normalement

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- - Christophe Archambault - AFP

L’Umih, principal syndicat des cafetiers restaurateurs, plaident ce lundi pour la réouverture totale des bars, cafés et restaurants. En zone orange, ils déplorent qu’exploiter seulement les terrasses n’est pas rentable.

Cafés, bars et restaurants d'Ile-de-France et des autres zones "oranges" doivent "rouvrir rapidement" car leur exploitation, "limitée aux seules terrasses", n'est "pas rentable" affirme l'Umih, principal syndicat du secteur, qui veut aussi voir assoupli le protocole sanitaire sur tout le territoire.

"Trop de chefs d'entreprises indiquent ne pouvoir rouvrir leurs restaurants car la limite des terrasses n'est pas rentable pour leur activité", affirme lundi l'Union des métiers et des industries de l'hôtellerie (Umih) dans un communiqué. 

"Cette demi-ouverture ne créée que des frustrations au sein des professionnels", poursuit-elle, demandant "une réouverture rapide des établissements situés en zone orange" en raison d'une circulation du Covid-19 plus forte qu'ailleurs: l'Ile-de-France, la Guyane et Mayotte. 

Le syndicat patronal souhaite que le gouvernement évalue la propagation de l'épidémie avant le 22 juin, d'autant que le conseil scientifique "préconise un retour à l'équilibre entre les précautions sanitaires et la reprise de la vie économique de notre pays", dit-il.

Jusqu'à 60% de perte de capacités

L'Umih souhaite aussi un "assouplissement général du protocole sanitaire sur l'ensemble du territoire", en particulier "les règles de distanciation des tables pour permettre aux établissements d'utiliser toute leur capacité à recevoir du public".

"Aujourd'hui, les restaurants peuvent perdre jusqu'à 60% de leur capacité d’accueil en raison des règles de distanciation" et "très peu de clients sont informés de l'obligation du port d'un masque lors de déplacements au sein du restaurant, ce qui oblige les restaurateurs à fournir les masques et rajoute des coûts supplémentaires", font valoir les patrons du secteur.

L'Umih, qui représente aussi les établissements de nuit, "qui sont les derniers à n'avoir aucune perspective de reprise", demande une "date de réouverture" pour eux, estimant qu'ils sauront être "garants de la sécurité pour leurs clients".

Le secteur, qui compte 168.000 restaurants, 38.800 bars ou cafés et 6.000 établissements de nuit en France, a été sévèrement mis à mal par deux mois et demi de fermeture dus à la crise sanitaire.

N.G. avec AFP