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Le succès du cognac pousse les vignerons à étendre toujours plus leur vignoble 

Les ventes de Cognac sont faites à 98% à l'export.

Les ventes de Cognac sont faites à 98% à l'export. - Georges Gobat - AFP

L'eau-de-vie charentaise cartonne à l'export. Pour répondre à la demande, les viticulteurs veulent planter 3500 ha de vignes supplémentaires, qui s'ajouteraient aux 1500 ha obtenus l'année dernière.

Les ventes de cognac battent des records. Les viticulteurs charentais cherchent donc à accroître leur production. Avec près de 75.000 ha de vignes, la Charente constitue le quatrième vignoble français, et sa surface va encore s'agrandir. Le Conseil de bassin viticole Charentes-Cognac, organisme qui rassemble des représentants des pouvoirs publics et de la filière, a acté la demande pour planter 3.474 hectares de vignes supplémentaires.

Chaque année, les vignobles de France disposent d'un potentiel national d'agrandissement de 1% de leur surface totale, soit environ 8.000 ha sur les plus de 800.000 ha du pays, a expliqué à l'AFP Patrick Raguenaud, président du Bureau national interprofessionnel du cognac (BNIC).

"L'an dernier, le cognac a demandé et obtenu 1.500 ha", a-t-il ajouté, soulignant que même en restant "très raisonnable et très prudent", l'appellation disposait de "bonnes perspectives" justifiant ces nouvelles plantations

Quatre années de croissance

Entre la plantation, le temps de pousse puis le vieillissement en fût, "il faut compter 6 à 7 ans pour les premières bouteilles", a noté Patrick Raguenaud.

Les ventes de cognac, exporté à 98%, ont connu pour la campagne 2017-2018 (1er août-31 juillet) une quatrième année consécutive de croissance, avec +8,2% en volume et +5,4% en valeur, toujours tirées par le marché nord-américain, avec l'Asie en zone à plus forte progression.

Le cap record des 200 millions de bouteilles expédiées a été franchi pour la première fois lors de la dernière campagne. Le BNIC estime leur nombre à 205,9 millions de bouteilles pour un chiffre d'affaires de 3,2 milliards d'euros. Et malgré le mildiou et la grêle, "le potentiel de récolte est bon" cette année grâce à "un été exceptionnellement beau, sec et chaud", a noté le Conseil de bassin dans son communiqué.

Le Conseil a également demandé des contingents de 1 ha pour le Pineau des Charentes et de 30 ha pour les Vins IGP (Indication géographique protégée) charentais.

C.C. avec AFP