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Le non-alimentaire pèse sur la rentabilité des hypermarchés

Carrefour, comme ses concurrents, doit faire face à une érosion du chiffre d'affaires de ses rayons non-alimentaires.

Carrefour, comme ses concurrents, doit faire face à une érosion du chiffre d'affaires de ses rayons non-alimentaires. - -

Puériculture, électroménager, textile… ces rayons occupent la moitié de la surface des hypermarchés mais offrent une faible rentabilité. Les distributeurs ont donc tendance à les retirer.

Carrefour vient de publier, ce jeudi 7 mars, des résultats meilleurs que prévus. Mais Le groupe ne donne pas de prévisions chiffrées pour 2013. Comme tous les acteurs de la distribution, il s'interroge sur certaines de ces activités, comme son rayon non-alimentaire.

Celui-ci constitue la moitié de la surface de vente des hypermarchés. Une branche qui souffre depuis 5 ans car son chiffre d'affaires ne cesse de baisser. En revanche les coûts fixes, eux, restent les mêmes, explique un spécialiste du secteur. Le non-alimentaire est donc evenu un vrai boulet pour les hypermarchés.

Carrefour a bradé son petit électroménager

Les mêmes références partout, peu ou pas de conseils, les consommateurs finissent par déserter les rayons. Carrefour l'an passé à tenter de les attirer à coup de prix cassés, en bradant par exemple son petit électroménager.

D'autres font carrément l'impasse : Auchan, par exemple, a supprimé dans la moitié de ses magasins la puériculture ou le gros électroménager. Le groupe part du principe qu'il n'est pas possible de rivaliser avec un Darty ou un BébéConfort, bien souvent implantés dans les mêmes zones commerciales. Même chose pour Casino qui ferme certains rayons. Les surfaces récupérées sont transformées en espaces à louer pour les galeries marchandes.

Hélène Cornet