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La filière bovine française appelle les parlementaires à dire non au Ceta

Les éleveurs, très déçus, en appellent aux parlementaires (photo d'illustration).

Les éleveurs, très déçus, en appellent aux parlementaires (photo d'illustration). - 3dman_eu - Pixabay

Les éleveurs bovins français sont déçus par les annonces du gouvernement sur la mise en place du Ceta. Mais ils ne comptent pas baisser les bras pour autant.

Les éleveurs bovins français, très déçus par les annonces gouvernementales concernant la mise en place du Ceta (accord commercial entre l'UE et le Canada), comptent désormais en appeler aux parlementaires pour voter contre la ratification du traité, a indiqué mercredi leur président Dominique Langlois. "C'est une très grande déception. La réponse n'est absolument pas à la hauteur du problème et de la gravité de la situation", a réagi Dominique Langlois, président d'Interbev (Association nationale interprofessionnelle du bétail et des viandes), dans la foulée des annonces du gouvernement.

Celles-ci prévoient notamment un suivi des impacts du traité sur l'élevage, mais aussi un renforcement des contrôles menés au sein de l'UE sur les produits interdits en Europe, ou encore un recours plus systématique aux étiquetages précisant l'origine et le mode de production des produits alimentaires.

Les risques à importer les viandes canadiennes

"On ne répond pas du tout aux questions et aux problématiques qui ont été relevées par la commission d'experts" missionnée par le président de la République "qui a mis en lumière les risques qu'il y avait à importer ces viandes canadiennes", a poursuivi Dominique Langlois. L'Interbev réclamait une renégociation pure et simple du Ceta.

"On ne comprend pas qu'on puisse prendre une telle position en plein états généraux (de l'Alimentation), où on nous demande de sauvegarder la souveraineté alimentaire française, c'est-à-dire d'avoir une agriculture et des produits qui soient pour les citoyens sains, une agriculture saine, durable, et respectueuse de l'environnement et de l'autre côté accepter des viandes qui sont produites dans des conditions qui ne respectent aucun de ces critères, à savoir la santé, l'environnement, le bien-être animal", a-t-il ajouté. "La seule réponse, c'est de demander aux parlementaires de voter non à la ratification de ce traité, pour qu'il soit renégocié en excluant la viande bovine", a conclu Dominique Langlois.

D. L. avec AFP