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La direction de Boulanger "choquée" par les révélations de la CNIL

L'enseigne Boulanger va mettre en place un audit interne pour rechercher l'origine des commentaires injurieux

L'enseigne Boulanger va mettre en place un audit interne pour rechercher l'origine des commentaires injurieux - Boulanger

L'enseigne d'électroménager va mettre en place un audit interne pour trouver l'origine des commentaires injurieux.

"N’a pas de cerveau", "cliente avec problème cardiaque", "client alcoolique", "juif", "accent africain"... Les commentaires abusifs, laissés sur les fiches clients par des salariés de Boulanger et révélés jeudi 23 juillet par la CNIL, ne vont pas rester sans conséquence. C'est ce qu'affirme la direction de l'enseigne d'électroménager dans un communiqué ce vendredi. Boulanger reconnaît la présence de dysfonctionnements majeurs dans le suivi des dossiers clients et a tenu d'ailleurs à présenter ses excuses dès ce matin sur son compte Twitter.

Boulanger a dès à présent diligenté une enquête interne et s’engage "à prendre toutes les mesures nécessaires pour remédier au plus vite à ces manquements qui vont à l’encontre des valeurs que la société soutient et défend depuis plus de 60 ans", explique-t-elle le communiqué.

Boulanger surpris et choqué 

Une révélation qui a "surpris et choqué" Etienne Hurez, le directeur général du distributeur qui appartient au groupe Mulliez (Auchan, Decathlon...). "J'ai demandé la mise en place en interne d’un audit pour rechercher l'origine de ces actes ainsi que les failles dans notre organisation", précise-t-il.

Dans le même temps, Boulanger va analyser de manière exhaustive les contextes des citations évoquées dans la communication de la CNIL. La société s'engage à se conformer en tout point aux demandes et exigences de la CNIL, au plus tard le 15 octobre 2015.

Frédéric Bianchi