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"L'histoire n'est peut-être pas finie" pour Big Moustache

Ce vendredi 21 octobre, Nicolas Gueugnier était sur le plateau de Good Morning Business

Ce vendredi 21 octobre, Nicolas Gueugnier était sur le plateau de Good Morning Business - BFM Business

Nicolas Gueugnier a publié un post sur LinkedIn en milieu de semaine où, écrasé par ses difficultés financières, il annonce la fin de la start-up spécialisée dans les produits de rasage. Mais l'écho inattendu qu'a reçu ce billet a attiré l'attention d'investisseurs.

Big Moustache n'a peut-être pas dit son dernier mot. Mardi 18 octobre, Nicolas Gueugnier, l'un des cofondateurs de la start-up, a publié un billet sur LinkedIn sous le titre "HSBC m'a tuer". Il y détaille les difficultés rencontrées avec son banquier et un investisseur qui le lâche, et annonce cesser l'aventure entreprise 4 ans auparavant. Ce vendredi 21 octobre, Nicolas Gueugnier affiche un tout autre état d'esprit sur le plateau de Good Morning Business. 

"Ce papier qui racontait l'histoire d'un entrepreneur éprouvé, a rencontré beaucoup d'écho, auprès d'investisseurs, d'entrepreneurs, de clients. L'histoire n'est peut-être pas finie", explique l'entrepreneur. Le billet a été vu par plus de 80.000 personnes et a reçu plus de 500 commentaires en direct.

"Ce papier était peut-être orienté post-mortem. Je ne rends pas tout à fait les armes, je n'ai pas dit mon dernier mot. Il y a encore des chances de continuer l'aventure", ajoute Nicolas Gueugnier.

Un appel à passer des commandes

L'entrepreneur a rendez-vous dans une semaine au tribunal de commerce. D'ici cette échéance, il lance un appel: "Il faut que d'ici là je puisse passer un maximum de commandes sur le site pour que je puisse honorer moi mes fournisseurs et toutes mes échéances jusqu'à fin octobre et que je puisse tenir mes engagements et pouvoir livrer mes abonnés pour le mois de novembre". Ce qui lui donnera le temps pour mener à bien les discussions avec les repreneurs qui se sont présentés.

Concrètement, 2.000 commandes suffisent. "Pour atteindre l'équilibre, il fallait 10.000 abonnés. J'en suis actuellement à 6.000/6.500" détaille Nicolas Gueugnier.

Accroître la notoriété de la marque

Mais pour espérer repartir, il est nécessaire de comprendre les raisons de ce premier échec. L'idée de Big Moustache était de proposer un service d'abonnement pour les rasoirs. La start-up voulait se glisser dans un marché en état de quasi-monopole, avec Gillette, avec des marges parmi les plus colossales de la grande distribution. "Il y a une place pour trouver une alternative à ce monopole de distribution et ce monopole de marque", croit toujours Nicolas Gueugnier. Il reconnaît néanmoins que le marché français s'est révélé moins réceptif avec des habitudes de consommation plus difficiles à faire changer qu'aux États-Unis, pays où il a trouvé l'idée de ce business.

Proposer des lames de 40 à 50% moins chères que dans la grande distribution n'est pas suffisant. "Il y a une vraie proposition de valeur mais il y a une difficulté à être un peu seul sur son marché et à tenter de le démocratiser. Quand on est seul à défricher c'est plus difficile, c'est forcément un peu plus long", commente l'entrepreneur. "Une marque inconnue, un mode de distribution nouveau, nous avons peut être voulu changer trop de choses", concède-t-il. Le projet de demain est de s'associer à des investisseurs qui permettront d'asseoir la notoriété de Big Moustache.

C.C.