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Gilets jaunes: un hypermarché ferme ses portes faute de produits à vendre

L'Intermarché de Monistrol sur Loire a été contraint de fermer ses portes à partir de ce samedi, faute d'avoir pu recevoir ses livraisons depuis mardi.

L'Intermarché de Monistrol sur Loire a été contraint de fermer ses portes à partir de ce samedi, faute d'avoir pu recevoir ses livraisons depuis mardi. - Intermarché

L'Intermarché de Monistrol-sur-Loire, bloqué depuis des jours et qui n'a pas pu être livré, a annoncé fermer ses portes à partir de ce samedi 8 décembre, jusqu’à une date indéterminée. 130 personnes vont être mises au chômage technique.

Fermeture exceptionnelle à trois semaines de Noël à l'Intermarché de Monistrol-sur-Loire en Haute-Loire. Rien à voir avec un mouvement de solidarité envers les gilets jaunes comme l'avait fait un Carrefour de l'Ain le 17 novembre dernier. En l'occurrence, ici, la fermeture est contrainte: la direction explique dans un post Facebook que l’hypermarché, bloqué depuis trois jours par des manifestants, n'a pu se réapprovisionner.

"L'accès des camions de livraison est empêché depuis mardi par un barrage de gilets jaunes en place jour et nuit", explique Julien Penot, directeur dudit Intermarché, dans Le Parisien.

"Nous n'avons évidemment plus de produits frais, mais les rayons de conserves et de pâtes sont vides eux aussi" a ajouté le gérant de l'enseigne.

Julien Penot indique par ailleurs avoir demandé à sa direction "la mise au chômage partiel" du personnel, à savoir une centaine d'équivalent temps plein pour l'enseigne qui emploie quelque 130 salariés. Cette procédure prévoit que l’État lui-même prenne en charge le paiement des salaires des employés désœuvrés. Intermarché a fait la demande pour une mise au chômage partiel jusqu’au 31 décembre.

La station-service du distributeur est de son côté déjà fermée depuis plusieurs jours. Et dans ce grand supermarché, les cinq boutiques de la galerie marchande auraient également été forcées de baisser le rideau: un opticien, une boulangerie, une parfumerie, un magasin de vêtement et un coiffeur, détaille Le Progrès. Seul le restaurant maintient son activité.

Nina Godart