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Foodwatch accuse Unilever d'arnaquer les consommateurs avec son bouillon Knorr

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L’ONG qui défend une alimentation saine et sans risque accuse ce jeudi le géant Unilever d’arnaque: le marketing autour de son bouillon Knorr "aux herbes et à l’huile d’olive Puget" tromperait le consommateur sur les ingrédients réels du cube.

Foodwatch, l’ONG qui lutte pour une alimentation saine et abordable, accuse ce jeudi Unilever de tenter de tromper les consommateurs avec un bouillon de sa marque Knorr. En l’occurrence, le cube "aux herbes et à l’huile d’olive" fabriqué par le géant de l’agroalimentaire. Selon l’association, l’étiquette de ce produit recèle "une large palette d’arnaques"

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Foodwatch © Foodwatch

Foodwatch s’indigne par exemple de la mise en avant de la marque Puget sur la boite dudit bouillon, à deux reprises, une fois sous la forme d’une bouteille d’huile d’olive et une autre avec simplement le logo de la marque Puget. Une tromperie selon l’association, parce que l’huile d’olive ne représente que 2% des ingrédients de ce cube.

L’huile de palme, elle, est le deuxième ingrédient le plus présent de ce bouillon, derrière le sel, a affirmé l’association auprès du Parisien. Mais cet ingrédient, lui, n’est pas du tout mis en avant sur l’étiquette.

Autre problème: le paquet des bouillons est ornée d’image de basilic et d’olives noires, alors qu’il n’y a ni l’un ni l’autre dans les ingrédients. De quoi "induire le consommateur en erreur", estime l’ONG.

En outre, la marque utilise du glutamate, un exhausteur de goût controversé. Cet additif est par exemple très mal noté sur l’application Yuka, en se basant sur des études selon lesquelles le glutamate empêche nos mécanismes de satiété de fonctionner correctement.

Ce qui chagrine Foodwatch à ce sujet, c’est que sur l’étiquette du bouillon, la marque a inscrit "sans conservateur". Et pour l’association, c’est une façon de se donner une image vertueuse sur les additifs, alors même que le bouillon en contient de potentiellement nocifs. Foodwatch dénonce enfin la présence de sucre ajouté "qui pose question dans un produit traditionnellement salé".

Tout ceci est légal, mais l’association a néanmoins signalé ses observations à la répression des fraudes, car cela créé une confusion. Foodwatch a par ailleurs lancé une pétition pour inciter Knorr à changer soit l’étiquette de son produit, soit sa recette. Ce jeudi matin, près de 3000 personnes l’avaient signée. Une méthode d’autant plus efficace pour faire plier Unilever que chaque fois que la pétition est signée, un mail est envoyé aux responsables des marques visées.

Nina Godart