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Pourquoi Unilever pourrait se séparer de ses glaces Magnum et de ses nouilles instantanées Noodle

Unilever, propriétaire de la marque Magnum, travaille   à développer au sein de ses 400 marques des produits écologiques ou bien ayant un impact social positif.

Unilever, propriétaire de la marque Magnum, travaille à développer au sein de ses 400 marques des produits écologiques ou bien ayant un impact social positif. - Stevepb-Pixabay-CC

La multinationale veut recentrer son portefeuille de marques sur les produits éthiques et positifs sur la planète. Elle pourrait ainsi céder des produits qui ne correspondent pas à ces critères: Magnum, Noodle mais aussi la pâte à tartiner britannique Marmite sont sur la sellette.

Unilever veut en finir avec la consommation de masse. Le groupe anglo-néerlandais, qui possède des marques présentes dans tous les rayons de supermarchés comme Ben&jerry's, Lipton, Amora, Knorr mais aussi Dove et Cajoline, veut se recentrer sur les produits durables ou de niche.

Selon le Guardian, Alan Jope, devenu directeur général d’Unilever en début d'année, a déclaré qu’il n’était plus suffisant pour les entreprises de biens de consommation de vendre des lessives qui rendent les chemises plus blanches ou des shampooings qui redonnent de l'éclat aux cheveux. Les consommateurs veulent aussi acheter des marques porteuses d'engagement.

Le groupe travaille donc à développer au sein de ses 400 marques des produits écologiques ou bien ayant un impact social positif. Mais cette transformation ne sera pas possible pour toutes les gammes de produits.

Des matières premières issues de l'agriculture durable

Trois entreprises semblent poser problèmes : les glaces Magnum, la pâte à tartiner Marmite, une spécialité dont raffole les Britanniques et les nouilles instantanées Noodle. "Ces marques peuvent-elles trouver un moyen d’améliorer la société ou la planète d’une manière durable pendant des décennies?", s'interroge Alan Jope. Si aucune réponse positive à cette question ne peut être apportée, Unilevear se dit prêt à s'en séparer, sans toutefois préciser de calendrier. La question de la rentabilité de ces marques n'est pas en jeu. "Les principes ne sont que des principes s'ils vous coûtent quelque chose", assure le PDG.

D'autres marques du groupe se sont déjà adaptées à cette nouvelle stratégie. Ainsi pour répondre aux inquiétudes concernant la consommation de plastique à usage unique, Unilever a lancé des recharges pour son produit d'entretien Cif. Monsavon a lancé des gels douches et savons étiquetés bio. Et d'ici l'année prochaine, toutes les matières agricoles utilisées par Unilever, comme le thé, l'huile de palme et le cacao, seront issues de l'agriculture durable.

C.C.