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Feu vert à la cession de Besson Chaussures par Vivarte

Vivarte cède Besson chaussures

Vivarte cède Besson chaussures - Eric Piermont - AFP

Selon l'Autorité de la concurrence, la vente de Bessons Chaussures à un fonds français détenu notamment par le groupe Philippe Ginestet (Gifi, Tati) ne porte pas atteinte à la concurrence.

L'Autorité de la concurrence a donné son feu vert ce lundi à la vente de Besson Chaussures, filiale du groupe Vivarte, à Weinberg Capital Partners, un fonds français d'investissement dirigé par deux anciens de PPR (devenu Kering), et au groupe Philippe Ginestet (Gifi, Tati).

L'opération n'est pas de nature à porter atteinte à la concurrence car les enseignes Gifi et Tati ont des positions "très limitées" sur les marchés de la distribution au détail de chaussures, argumente l'Autorité lundi. Quant à la société de gestion de capital-investissement Weinberg Capital Partners, elle est absente de ce secteur.

"Sur les marchés examinés, les consommateurs disposeront de nombreuses alternatives, constituées par des chaînes de distribution spécialisées et les grandes et moyennes surfaces", développe le régulateur dans un communiqué.

Plan de relance

Notifiée le 12 juillet 2018, l'opération, dont le montant n'a pas été dévoilé, est ainsi acceptée sans condition. Détenue à 100% par Vivarte qui a récemment cédé sa filiale André, la société Besson Chaussures a affiché l'an dernier un chiffre d'affaires de 264,8 millions d'euros, réalisé principalement dans la distribution au détail de chaussures.

Fin mai, le groupe Vivarte avait annoncé l'ouverture de négociations exclusives avec Weinberg Capital Partners et le groupe Philippe Ginestet, pour leur céder sa filiale depuis 1998. Lancée au début des années 1980 par les frères Besson, la marque, qui compte 47 collaborateurs et dont le siège social est à Aubière (Puy-de-Dôme), a vendu l'an dernier 12,3 millions de chaussures via ses 133 magasins sous gérance. Cette cession s'inscrit dans le plan de relance de Vivarte, initié par son PDG, Patrick Puy, à son arrivée à la tête de la société début 2017.

Le groupe textile -qui a aussi vendu ses enseignes André, Naf Naf, Kookaï et Pataugas- se recentre sur ses cinq enseignes phares: La Halle, Minelli, San Marina, CosmoParis et Caroll.

P.L avec AFP