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Dématérialisation des titres restaurants: quels avantages pour les salariés?

Les salariés vont devoir se plier aux nouvelles exigences des titres restaurant sur carte à puce

Les salariés vont devoir se plier aux nouvelles exigences des titres restaurant sur carte à puce - Crédits photo : nom de l'auteur / SOURCE

Ce 2 avril marque le démarrage officiel du titre restaurant dématérialisé. Même si les chèques papier ont encore de l'avenir, voici les avantages et des inconvénients pour les utilisateurs qui vont avoir en main leur nouvelle carte à puce.

Le titre restaurant passe au numérique : le décret d'application permettant leur dématérialisation entre en vigueur ce mercredi 2 avril. Ainsi les traditionnels chèques papiers pourront être remplacés par des applications sur smartphone ou des cartes à puce.

Mais la transition se fera petit à petit. Edenred, leader du secteur avec ses Tickets restaurant, table sur 20 à 25.000 cartes en circulation d'ici la fin du mois alors qu'il compte 1,6 million de bénéficiaires. Sans surprise, start-up et SSI se sont montrées les plus enclines à passer à la dématérialisation.

Selon l'expérience tirée d'autres pays européens, il faudra attendre entre 5 à 7 ans pour que les chèques papier soient définitivement hors de circulation. "En Italie, 3 ans après l'arrivée des cartes, il y a seulement 12% des salariés qui en ont. Alors qu'en Belgique, en 18 mois, on a déjà atteint 45% d'utilisateurs", explique un porte-parole d'Edenred.

Pour les salariés qui vont découvrir leur carte de paiement de titres resto, voici les bénéfices à en attendre, mais aussi les quelques contraintes supplémentaires.

> Un paiement au centime près

C'est l'avancée majeure de la dématérialisation. Comme les restaurateurs et commerçants ont interdiction (en principe) de rendre la monnaie sur les titres restaurants, il fallait fréquemment jongler avec les avoirs. Ou prendre un article de plus pour éviter de perdre quelques centimes.

Mais avec le titre dématérialisé, c'est la somme exacte du repas qui est décomptabilisée. Les sommes non dépensées seront reportées d'un mois sur l'autre. Et les salariés peuvent consulter leur solde à tout moment en ligne.

> Une carte remplacée en cas de vol

La perte était sèche quand un salarié égarait ou se faisait voler son carnet de titres restaurant. Dans la version dématérialisée, le salarié devra faire opposition avant qu'une nouvelle carte lui soit adressée. Mais il retrouvera son compte avec la somme exacte précédemment créditée.

> Un plafond de dépenses fixé à 19 euros

Chaque salarié ne pourra pas dépenser plus de deux titres restaurant par jour, soit 19 euros maximum. En revanche, il pourra fractionner ses achats autant de fois qu'il le veut, en achetant par exemple un plat chaud à la brasserie du coin, puis en allant chercher un dessert dans sa pâtisserie préférée, et pour finir par un petit noir dans le café en bas de son bureau.

> Une utilisation limitée à la semaine

Fini les arrangements avec les restaurateurs, pour régler un repas en famille le dimanche par exemple. La carte ne sera pas utilisable les week-ends et les jours fériés. Les employeurs pourront mettre en place des dérogations pour les salariés travaillant ces jours-là.

> Une carte nominative

Il ne sera plus possible de céder quelques chèques restaurant à ses enfants en stage ou à tout autre tiers. Pour effectuer le paiement, il faudra être en possession de la carte nominative et valider la transaction avec un code pin.

Coralie Cathelinais (texte) et Annabelle Vilmont et Cécile Coste et Julien Jacquier (vidéo)