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Comment les fabricants de bonbons misent sur Halloween pour doper leurs ventes

Les ventes de bonbons rebondissent à Halloween

Les ventes de bonbons rebondissent à Halloween - Ole Spata / DPA / AFP

Un foyer français sur deux achète des bonbons pour Halloween à raison de trois sachets en moyenne. En 2018, le mois d'octobre a représenté près de 10% des ventes du secteur, selon l'institut Nielsen.

Véritable tradition ou simple fête marketing? Une chose est sûre, Halloween donne de l’air au fragile marché de la confiserie. Selon les chiffres de l’institut Nielsen, la deuxième quinzaine d’octobre a représenté l’an passé 110 millions d’euros pour le secteur, soit 5,4% des ventes annuelles.

La confiserie a même tiré 9,8% de ses recettes sur le seul mois d’octobre en 2018. Et le poids d’Halloween dans les ventes du secteur augmente d’année en année. Un constat qui reste toutefois à relativiser puisque le marché recule tous les ans. Le repli était de 3% l’an passé, atténué lors de la période d’Halloween avec une baisse de seulement 1,5%.

Les ventes de bonbons et autres sucreries connaissent surtout une accélération exponentielle le Jour J. Lequel représente 15% des recettes de la quinzaine. Les magasins jouent un rôle crucial dans ce rebond en mettant en place des animations, décorations et surtout des rayons promotionnels dans les allées. Les produits qui en bénéficient voient ainsi leurs ventes multipliées par six la dernière semaine d'octobre. C’est deux fois plus que lors d’une promotion classique.

Trois sachets en moyenne

Toujours selon l’institut Nielsen, un foyer sur deux achète des bonbons à Halloween à raison de 7 euros pour trois sachets en moyenne. La confiserie de sucre est sans surprise la grande gagnante avec des ventes qui font plus que doubler (x2,2) par rapport à une semaine normale. De son côté, la confiserie de chocolat voit ses recettes multipliées par 1,2.

Dans le détail, les pâtes à mâcher et les barres sont les plus prisées avec des ventes multipliées par 3,7. Elle devance les assortiments (x2,8), les sucettes (x2,2) et les guimauves (x2).

Paul Louis