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Cette start-up suisse prouve l'efficacité de ses "pilules" anti-âge

La start-up Amazentis a produit un dérivé d’extrait de grenade qui restaure un mécanisme crucial freinant le vieillissement musculaire.

La start-up Amazentis a produit un dérivé d’extrait de grenade qui restaure un mécanisme crucial freinant le vieillissement musculaire. - Amazentis

Amazentis a présenté les résultats prometteurs du premier essai clinique prouvant l'efficacité chez l'homme de sa formulation anti-âge issue de la grenade. Conçu pour lutter contre le vieillissement musculaire, cet alicament pourrait faire l'objet d'une commercialisation rapide.

L'élixir de jouvence tiré de fruits rouge est-il près d'être industrialisé? Amazentis, une jeune société suisse implantée sur le parc d’innovation de l’Ecole Polytechnique fédérale de Lausanne, a présenté les résultats prometteurs d'une étude sur l'homme de son dérivé d'extrait de grenade retardant les effets du vieillissement musculaire.

La première étude clinique a été réalisée sur un échantillon d'une soixantaine de personnes âgées en bonne santé. Elles ont absorbé par voie orale la molécule à des doses croissantes, de 250 à 2000 mg. Ensuite, les volontaires ont avalé des doses de 250, 500 et 1000 mg durant quatre semaines.

Puis les chercheurs ont étudié leur effet sur des biomarqueurs spécifiques de leurs muscles et pu montrer les effets bénéfiques de l’Urolithin A. Produite par l'intestin après l'ingestion de grenades, celle-ci restaure un mécanisme cellulaire primordial freinant le vieillissement musculaire.

La molécule testée avec succès sur 60 personnes âgées

Cette étude, dévoilée ce vendredi à Barcelone lors d'une conférence internationale, prouve à la fois l'absence d'effets indésirables de ce nutriment et ses effets biologiques positifs sur le ralentissement du vieillissement musculaire de la population étudiée.

Ces résultats sont une première étape décisive mais elle est loin d'être suffisante. Elle appellera d'autres études cliniques à venir sur un nombre plus élevé de "cobayes". Elles seront nécessaires pour affiner les résultats avant que le produit, conçu comme un complément alimentaire ne soit éventuellement industrialisé puis diffusé dans le grand public.

De grosses fortunes suisses ont misé sur cette start-up

Confiant, Chris Rinch, le PDG de la start-up suisse confiait début juillet 2016 au magazine économique suisse Bilan : "Les premiers résultats cliniques sur l’homme nous laissent envisager une commercialisation assez rapide".

Un potentiel dans lequel quelques milliardaires suisses ont cru très tôt, sans même attendre ces résultats scientifiques particulièrement prometteurs. La start-up Amazentis a ainsi profité en 2015 d'investissements de la part de la famille Bertarelli (8ème fortune suisse) via son fonds Waypoint Capital. L’entrepreneur suisse Hansjörg Wyss, 10ème fortune du pays, a également investi dans cette jeune pousse. Les montants consentis n'ont toutefois pas été rendus publics.

Frédéric Bergé
https://twitter.com/BergeFrederic Frédéric Bergé Journaliste BFM Éco