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BrandAlley renouvelle son opération "Payez ce que vous voulez"

Avec cette opération, BrandAlley compte augmenter la visibilité du site et recruter de nouveaux membres.

Avec cette opération, BrandAlley compte augmenter la visibilité du site et recruter de nouveaux membres. - Capture BrandAlley

Du 13 au 16 novembre, le site de mode propose à ses clients de fixer eux-mêmes le prix de 30.000 articles pour un montant minimum d'un euro seulement. Objectif avant tout pour la marque, faire le buzz.

Après un premier essai en 2009, BrandAlley renouvelle son opération "Payez ce que vous voulez" du 13 au 16 novembre, dès 7 heures du matin.

"Les articles que l’on va mettre en vente demain sont déjà sur notre site au prix fort, ce ne sont pas des trucs invendables", explique Cyril Andrino, président directeur général de BrandAlley sur le plateau de BFM Business ce 12 novembre.

Ce sont 30.000 articles, issus de tous les univers du catalogue, et dont la valeur va de 50 euros à 200 euros pour certains articles en cuir, qui seront soumis à l’estimation des clients

"A côté de chaque article, il y a un bouton plus et un bouton moins, pour fixer le prix, pour un euro minimum", détaille Cyril Andrino. Il n’y a donc pas d’enchère, il suffit de valider le paiement. Cependant, chaque client n’a droit qu’à deux articles bradés maximum.

"Mais on va injecter entre 5 et 10.000 pièces par jour parce que sinon le stock risque de filer très vite", précise le PDG de BrandAlley.

40.000 membres recrutés lors de la précédente opération

L’opération est lancée en France, en Espagne, en Italie, et en Allemagne. Pour le site, l’objectif n’est évidemment pas de faire du chiffre d’affaires. "Je ne me fais pas beaucoup d’illusions, quand on est derrière son PC, on ne se sent pas minable quand on fixe le prix à un euro, il n' y a personne pour vous dire que vous êtes radins" explique, réaliste, le dirigeant.

Son intérêt est tout autre. "C’est avant tout pour nous une opération de communication énorme. On attend environ un million de personnes qui ne connaissaient pas BrandAlley, c’est ça le fond pour nous, c’est quelque chose de gagnant-gagnant puisque les gens viennent découvrir le site. Il s'agit de nous faire connaître par des canaux différents de la communication classique qui coûte très cher", poursuit Cyril Andrino.

Lors de la précédente opération, BrandAlley, 85% des internautes n'ont payé qu'un euro leur article Le site avait recruté à l'époque plus de 40.000 nouveaux membres.

Radiohead a lancé le mouvement 

Le système du "Payez ce que vous voudrez" fait de plus en plus mouche parmi les distributeurs. C'est le groupe de rock Radiohead qui a initié le mouvement en 2007, les fans ont payé ce qu'ils voulaient pour télécharger le dernier album. Et cela a plutôt bien fonctionné.

Depuis restaurants, hôtels, enseignes de mode se sont engouffrés dans la brèche. Il y a 4 ans, Best Western proposait des centaines de nuitées avec ce concept. Bilan : les clients ont payé en moyenne la moitié du prix affiché habituellement, mais Best Western a vu le trafic sur son site grimper de 33%. L'été dernier, 5 hôtels parisiens ont fait la même chose pour, disent-ils, redonner la parole aux clients. Les marques y perdent en chiffre d'affaires certes, mais y gagnent en notoriété. De toute façon, ces opérations restent limitées dans le temps.

Hélène Cornet avec C.C.