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Bercy: la vente aux enchères a rapporté plus de 500.000 euros à l'État

Parmi les 433 lots proposés, beaucoup étaient mis à prix pour quelques dizaines d'euros, dans le cadre d'une vente aux enchères organisée par Bercy, qui se voulait populaire.

Parmi les 433 lots proposés, beaucoup étaient mis à prix pour quelques dizaines d'euros, dans le cadre d'une vente aux enchères organisée par Bercy, qui se voulait populaire. - Loïc Venance-AFP

Parfums, montres, voitures ou oeuvres d'art: le ministère de l'Économie et des finances avait organisé jeudi 14 novembre, pour fêter ses 30 ans sur le site de Bercy, des enchères qui ont attiré plus d'un millier de personnes sur place et presque autant en ligne. Résultat: plus de 500.000 euros encaissés dans les caisses de l'État.

Pour fêter ses 30 ans dans ses locaux de Bercy, l'administration de l'économie et des finances a organisé, pour la première fois dans ses locaux, une vente aux enchères le 14 novembre 2019. Parmi les 433 lots proposés, beaucoup étaient mis à prix pour quelques dizaines d'euros, dans le cadre d'une vente qui se voulait populaire. Les curieux ou amateurs pouvaient jeter leur dévolu sur un lot de 30 pierres précieuses et semi-précieuses à 10 euros comme sur une montre Rolex Daytona à 6000 euros.

"Les mises à prix totalisent 250.000 euros et les ventes pourraient atteindre 350.000 à 400.000 euros", a déclaré le directeur de la direction nationale d'interventions domaniales (DNID), Alain Caumeil, à quelques journalistes avant la première adjudication. À la fin de la journée, les ventes ont totalisé 517.000 euros (en incluant la taxe domaniale de 11 % due par les adjudicataires), soit plus de deux fois le montant minimal attendu, selon Le Parisien.

Chaque année, 59.000 biens sont vendus par la DNID

La DNID, dont les 13 antennes locales organisent des ventes toutes les quatre à six semaines en France métropolitaine, vend à 70% des biens d'occasion ("réformés" selon le vocable officiel) de l'Etat, des collectivités ou des organismes publics. Les Armées en sont le principal pourvoyeur, avec 20% du total.

Sur les 59.000 biens vendus chaque année par la DNID, le reste provient essentiellement des confiscations judiciaires ou des saisies des douanes, de 4.800 véhicules abandonnés chaque année en fourrière et pour 2% d'objets trouvés non réclamés pendant un an. Si tous les articles sont expertisés et les faux systématiquement détruits, 46% du chiffre d'affaires de la DNID, qui s'élève à 50 millions d'euros par an, permet de recycler des objets dont l'Etat n'a plus l'usage.

F.B avec AFP