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Benoît Hamon: "l'Union européenne est défaillante" sur la protection des consommateurs

Benoît Hamon était l'invité de BFMTV et RMC ce 17 décembre

Benoît Hamon était l'invité de BFMTV et RMC ce 17 décembre - -

Le ministre de la consommation, était l'invité de BFMTV et RMC ce mardi 17 décembre. Il est naturellement revenu sur la nouvelle affaire de trafic de viande de cheval. Il a aussi évoqué la contribution des entreprises à la création d'emplois.

Invité de BFMTV et RMC ce 17 décembre, le ministre en charge de la consommation est naturellement revenu sur le nouveau trafic de viande de cheval. Pour Benoît Hamon, "Bruxelles, comme d'habitude, nous dit (que la traçabilité et la mention de l'origine de la viande, ndlr), c'est cher et compliqué". Or, a rappelé le ministre, "la sécurité sanitaire est au coeur de la compétence de l'Europe".

Il espère qu'avec le soutien de l'Allemagne, la France va pouvoir imposer de nouvelles règles lors d'un conseil européen en janvier. Il a aussi insisté sur le fait que sa loi consommation prévoit bien l'étiquetage de l'origine de la viande, mais que sans décision européenne, la France ne peut seule appliquer cette disposition sans risque de pénalités.

> Libéralisation de la vente de lunettes

Sa loi consommation, votée définitivement lundi soir, libéralise la vente de lunettes et de verres correcteurs sur internet. "Je confirme que cette disposition va faire baisser les prix de 30%. Rien n'explique que les lunettes coûtent deux fois plus cher en France qu'en Allemagne, en Angleterre, en Italie, en Espagne".

Hamon serait-il donc devenu libéral? "Je ne suis pas un religieux en matière de concurrence". "La baisse des prix servira à tous".

> Les entreprises doivent des contreparties

Le porte-parole de l'aile gauche du PS est revenu sur l'absence de coup de pouce au Smic décidé hier par le gouvernement. "Dans l'absolu, je pérfererais que cela augmente, mais tout doit être fait aujourd'hui pour favoriser l'emploi, et donc faire baisser le coût du travail".

Ces propos n'ont pas empéché Benoît Hamon de réclamer aux entreprises des contreparties aux efforts financiers fait en leur direction par le gouvernement, en particulier les 20 milliards d'euros du CICE. " Quelle est la contribution des chefs d'entreprise à l'effort collectif? "

"On attend des entreprises et de ceux qui les représentent de dire dans quels délais ils vont augmenter l'emploi'. " Ce qui me fait mal au coeur, c'est que l'on soit dans cette situation de contrainte", à leur égard a-t-il insisté.

P.C