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Christine Lagarde prend officiellement les rênes de la BCE

Christine Lagarde succède à Mario Draghi à la tête de la BCE

Christine Lagarde succède à Mario Draghi à la tête de la BCE - BORIS ROESSLER / POOL / AFP

Nommée pour un mandat de huit ans, l'ancienne ministre française succède ce vendredi à l'Italien Mario Draghi.

Christine Lagarde a pris officiellement ce vendredi la présidence de la Banque centrale européenne, succédant à l'Italien Mario Draghi, a annoncé l'institut monétaire. La Française "a été nommée par le Conseil européen du 18 octobre 2019 pour un mandat de huit ans", indique la BCE dans un communiqué.

Première femme à prendre la présidence de l'institut depuis son lancement en 1998, Christine Lagarde a connu une ascension professionnelle rythmée par les crises vécues à la tête du ministère de l'Economie française (2007-2011) puis au Fonds monétaire international (2011-2019).

Novice en politique monétaire, elle s'élance au moment où la BCE démarre ce 1er novembre et aussi longtemps que nécessaire un nouveau programme controversé de rachats de dette sur le marché, le "QE" approuvé en septembre par un conseil des gouverneurs très divisé sur la question.

Une volonté de faire évoluer l'institut

L'ancienne ministre a déjà déclaré en septembre vouloir faire évoluer l'institut, en mettant davantage l'accent sur l'égalité des sexes, l'action pour le climat et une communication dépoussiérée de son langage technocratique.

Il reviendra surtout à Christine Lagarde de poursuivre une politique monétaire très expansive après des années de crise, en ayant amené les taux à leur plus bas historique pour s'attirer de fortes critiques. En Allemagne, le quotidien populaire Bild a affublé en septembre Mario Draghi du masque de "Draghila", le comte qui siphonne les comptes des épargnants. 

La nouvelle patronne de la BCE a, elle, envoyé mercredi au micro de RTL un message fort à l'Allemagne et à d'autres pays en excédent budgétaire qui "n'ont pas vraiment fait les efforts nécessaires" pour consolider une croissance fragile, pendant que les banques centrales "ont fait leur boulot". 

Mélanie Rostagnat avec AFP