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"Ce n'est pas mon rôle": Bruno Le Maire ne demandera pas le rapatriement de Carlos Ghosn

Invité de BFM Politique ce dimanche, le ministre de l'Économie a dit ne pas vouloir faire de "l'ingérence" en soutenant l'ancien PDG de Renault-Nissan dans une "affaire de justice qui relève d’un État souverain et ami".

Invité ce dimanche de BFM Politique, Bruno Le Maire a réagi à la tribune publiée dans le JDD par une trentaine d'élus de la droite et du centre réclamant à l’État le rapatriement en France de Carlos Ghosn afin qu’il y soit "jugé de manière équitable".

Également critiqué par Nicolas Sarkozy qui lui reproche de ne pas avoir suffisamment soutenu l'ancien PDG de Renault-Nissan, le ministre de l’Économie s’est défendu en expliquant que "ce n’était pas (son rôle)". "Qu’est-ce-qu’on dirait du ministre de l’Économie s’il prenait la défense d’un justiciable?", a déclaré Bruno Le Maire.

Carlos Ghosn est placé depuis des mois sous strict contrôle judiciaire au Japon. Il est soupçonné d’abus de confiance aggravé et de fausses déclarations aux autorités.

Le Maire dénonce une volonté d'ingérence 

Bruno Le Maire a néanmoins assuré avoir fait "tout ce qui était nécessaire pour que Carlos Ghosn ait la protection consulaire" et "pour que sa présomption d’innocence soit défendue".

Il affirme à l’inverse que le rapatriement de l’ancien PDG réclamé par des parlementaires était de l’ingérence "dans une affaire de justice qui relève d’un État souverain et ami". "Ce n’est pas mon rôle de faire de l’ingérence, de soutenir d’une manière ou d’une autre", a-t-il martelé. Avant de conclure qu’il n’avait "aucun regret sur les décisions et les actes pris dans ce domaine".

Paul Louis