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Bruno Le Maire: les fermetures de sites chez Renault "ne peuvent être que la toute dernière extrémité"

Invité sur notre antenne ce mardi soir, le ministre de l'Economie a estimé que la transformation de Renault était "indispensable". Il demande néanmoins au constructeur des explications qui justifieraient la fermeture de certains sites.

Déjà fragilisé avant la crise sanitaire, Renault dévoilera les contours d'un vaste plan d'économies vendredi. Des fermetures de sites sont envisagées, mais l'Etat en tant qu'actionnaire veut avoir son mot à dire. Invité ce mardi sur notre antenne, Bruno Le Maire a indiqué que "les fermetures de sites ne peuvent être que la toute dernière extrémité".

"Sur Flins par exemple, j'ai dit très clairement 'On ne peut pas fermer Flins, ça n'a pas de sens. Il faut trouver d'autres possibilités'", a ajouté le ministre de l'Economie, précisant que sur chaque site concerné, comme celui de Maubeuge, "nous voulons que le président de Renault nous apporte des éclaircissements, des explications" pour savoir "ce qu'il veut faire". 

"Si on ne fait rien, Renault est en péril"

Pour autant, "il est indispensable de transformer Renault pour lui permettre d'être compétitif", a poursuivi Bruno Le Maire. Et d'assurer: "Si on ne fait rien, Renault est en péril. Et nous ne laisserons pas Renault tomber". 

Le gouvernement prévoit d'accorder à Renault un prêt garanti par l'Etat de 5 milliards d'euros pour l'aider dans sa transformation. Mais celui-ci sera conditionné à un rapatriement de la production de véhicules électriques en France. Emmanuel Macron a également annoncé ce mardi que ce prêt Emmanuel Macron que ce prêt sera accordé si Renault apporte des garanties pour les salariés des sites de Maubeuge et Douai. 

P.L avec AFP