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Brexit: la France ne veut "pas un accord à tout prix"

Un manifestant anti Brexit devant la Chambre des Communes le 28 mars 2018 portant les deux drapeaux: le britannique et l'européen

Un manifestant anti Brexit devant la Chambre des Communes le 28 mars 2018 portant les deux drapeaux: le britannique et l'européen - Tolga AKMEN © 2019 AFP

Sur FranceInfo, le secrétaire d'État auprès du ministre de l'Europe et des Affaires étrangères Clément Beaune souligne que la deadline pour trouver un accord entre les Britanniques et les Européens arrivera "dans les prochaines semaines".

Bruxelles et Londres entrent dans le Money Time pour tenter de trouver un accord sur le Brexit, qui doit entrer en vigueur à la fin de l'année. "La négociation est en cours (…) nous souhaitons un accord, nous y travaillons" assure sur FranceInfo le secrétaire d'État auprès du ministre de l'Europe et des Affaires étrangères, Clément Beaune.

"Pour faire simple, il faut avoir un accord dans les prochaines semaines", poursuit-il. "Cela veut dire vers le début du mois de novembre à peu près (…) Il ne faut pas perdre son calme dans les derniers jours de négociations parce que c'est là, parfois, qu'on fait de mauvaises concessions, de mauvais compromis."

Mais Paris prévient: "Il n'y aura pas d'accord à tout prix" ni "d'accord au rabais". C'est notamment la question des pêcheurs qui tend la négociation entre les deux parties. Interrogée dans le JDD, la ministre de la Mer n'entend pas faire de la pêche "la variable d'ajustement" du Brexit.

Londres peut "très bien vivre" avec un no-deal

"Nous avons posé des lignes rouges: les accès aux zones de pêche, les quotas et les espèces que nous pêchons aujourd'hui" explique-t-elle. "Les pêcheurs préfèrent ne pas avoir d'accord plutôt qu'un mauvais accord, et ils n'ont pas tort."

Du côté de Londres, le bras-de-fer continue. Empêtré dans une crise sanitaire et économique, Boris Johnson assure pourtant que le Royaume-Uni pourrait "très bien vivre" avec un no-deal, si ses négociations commerciales post-Brexit avec l'Union européenne, toujours dans l'impasse, n'aboutissent pas à un accord avant la fin de la période de transition.

Le Royaume-Uni a officiellement quitté l'UE le 31 janvier, mais il continue d'appliquer les règles européennes jusqu'au 31 décembre. Faute d'accord commercial à cette date, seules les règles de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) et ses droits de douane élevés s'appliqueraient, avec de potentielles conséquences désastreuses pour une économie britannique déjà fragilisée par la pandémie de nouveau coronavirus.

Thomas Leroy Journaliste BFM Business