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Banque de France: le PIB "en légère hausse au 1er trimestre par rapport au trimestre précédent"

 Les secteurs non directement exposés aux mesures sanitaires présentent une activité proche de la normale  précise la Banque de France dans sa note de conjoncture.

Les secteurs non directement exposés aux mesures sanitaires présentent une activité proche de la normale précise la Banque de France dans sa note de conjoncture. - WikimediaCommons

Les secteurs non directement exposés aux mesures sanitaires présentent une activité proche de la normale précise la Banque de France dans sa note de conjoncture.

Le produit intérieur brut (PIB) français devrait être "en légère hausse au 1er trimestre par rapport au trimestre précédent" mais le niveau d'activité rester inférieur de 5% à son niveau d'avant-crise en février et en mars, a estimé lundi la Banque de France.

"Les secteurs non directement exposés aux mesures sanitaires présentent une activité proche de la normale" tandis que les autres "maintiennent un niveau de perte élevé", précise la banque centrale dans sa note de conjoncture.

Le niveau d'activité plafonne donc à 95% du niveau d'avant-crise, soit celui de février 2020, depuis le mois de décembre. Ce niveau était en avril dernier de 69%, avant de remonter jusqu'à 97% en août, septembre et octobre.

Large marge d'incertitude

La Banque de France précise que sa "prévision pour le mois de mars reste entourée d'une large marge d'incertitude" liée à la progression de la campagne de vaccination d'une part, et des variants du coronavirus de l'autre.

Ses projections se basent sur son enquête effectuée auprès de 8.500 entreprises du 24 février au 3 mars, mais aussi sur les dépenses de cartes bancaires qui "sont restées globalement stables sur les mois de janvier et de février".

Par ailleurs, "les indicateurs de trafic routier, de consommation d'électricité ou de bruit en Ile-de-France semblent témoigner d'une légère amélioration" de l'activité.

Le taux d'utilisation des capacités de production dans l'industrie a lui augmenté d'un point au moins de février, à 76%, contre 79% avant la crise.

Mais il est encore "particulièrement bas dans le secteur de l'aéronautique et des autres transports" à 67%, tandis que l'industrie chimique connaît "un fonctionnement proche de la normale", d'après la note de conjoncture.

Toujours 5% de croissance prévu pour cette année

Le secteur des services "s'inscrit globalement en très légère progression, alors que les chefs d'entreprise anticipaient plutôt une baisse le mois dernier", relève encore la Banque de France.

Si elle reste à un niveau très bas dans l'hôtellerie-restauration, l'activité "revient à la normale ou s'en approche" dans l'édition et "les services aux entreprises tels que les activités juridiques et comptables ou le conseil de gestion".

En terme de trésorerie, la différence est frappante entre l'industrie, où elle est à niveau exceptionnellement élevé grâce aux prêts garantis par l'Etat (PGE) et les services, où "elle demeure très en deçà de son niveau d'avant-crise".

Dans le bâtiment enfin, "l'activité progresse légèrement en février et est proche de son niveau d'avant-crise".

Pour l'ensemble de 2021, la Banque de France prévoit depuis décembre une croissance de 5% de l'économie française.

AKM avec AFP