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"Aux réservations, citoyens!", l'appel du secrétaire d'État au Tourisme pour sauver la saison

Sur BFMTV, Jean-Baptiste Lemoyne veut rassurer les Français et espère que la saison touristique pourra encore être sauvée.

"Les professionnels sont prêts, ils ont des fourmis dans les jambes, l'été peut être réussi." Jean-Baptiste Lemoyne est optimiste. Invité sur BFMTV à l'occasion d'une soirée spéciale vacances, le secrétaire d'Etat au Tourisme veut faire mentir les prévisions. Alors que 56% des Français ont annulé ou reporté leurs vacances, Jean-Baptiste Lemoyne les appelle à partir en vacances.

"Il y a 15 jours, les Français ne savaient pas s'ils pourraient partir en vacances mais depuis le 28 mai, depuis que la phase 2 du confinement a été annoncée, on a vu un vrai frémissement, assure le Secrétaire d'Etat. J'ai fait le point avec le président de la Fédération de l'hôtellerie de plein air, il me disait qu'on a fait en quatre jours autant de réservations que les 44 jours précédents (...) Aux réservations, citoyens!" a lancé le secrétaire d'Etat.

Pressé par les professionnels du tourisme à déconfiner plus vite, le Secrétaire d'Etat assure que l'ouverture des infrastructures progresse. "Les parcs de loisir peuvent ouvrir depuis le 2 juin, les cafés et restaurants sont ouverts et en quelques jours nous sommes passés de 50 à 80% des hôtels ouverts." 

Mais de nombreux secteurs sont encore touchés, comme l'événementiel, le monde de la nuit, les congrès professionnels et plus globalement tous les rassemblements de plus de 5000 personnes qui restent officiellement interdits jusqu'au 31 août prochain. 

Jean-Baptiste Lemoyne a d'ailleurs été interpellé à ce sujet. "Nos hôtels sont vides, nous perdons trop de temps par rapport à nos voisins, assure Jean-Bernard Falco, le président de l'AhTop, association représentative des acteurs du tourisme professionnel. Nos événements et congrès sont annulés et les voisins veulent nous les prendre, il faut nous donner les moyens de nous battre." Le professionnel estime que la date du 31 août pour la fin de l'interdiction des rassemblements est trop tardive.

Jean-Baptiste Lemoyne déplore cet état de fait mais assure qu'il ne peut pas aller plus vite. "On a toujours envie d'aller plus vite, mais il faut y aller étape par étape. Rien ne serait pire que lâcher les chevaux trop vite et faire face à une deuxième vague d'épidémie. Nous avons déjà supprimé la limite des 100 km et rouvert les bars et restaurants, nous continuons à avancer."
Frédéric Bianchi
https://twitter.com/FredericBianchi Frédéric Bianchi Journaliste BFM Éco