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Agnès Pannier-Runacher sur les Chantiers de l'Atlantique: "il ne s'agit pas de vendre pour vendre, ça n'a aucun intérêt"

Sur BFM Business, la ministre déléguée en charge de l'Industrie revient sur la proposition de l'ex-patron de Bricorama qui se dit prêt à prendre 41% des Chantiers de l'Atlantique après l'échec du rachat par l'italien Fincantieri.

Pas d'enthousiasme à Bercy. Invitée de Good Morning Business ce mercredi, Agnès Pannier-Runacher a réagi à la proposition de Jean-Claude Bourrelier; le fondateur et ancien patron de l'enseigne de bricolage Bricorama s'est déclaré prêt à prendre une "participation importante" (41%) dans le capital des Chantiers de l'Atlantique après l'échec du rachat par l'italien Fincantieri.

L'Etat conservera sa participation dans les Chantiers de l'Atlantique aussi longtemps que nécessaire. L'Etat c'est plus de 80% du capital, le sujet n'est pas un sujet d'actionnariat dans l'absolu, le sujet c'est le projet industriel, nous voulons donner aux Chantiers de l'Atlantique, l'avenir industriel le plus brillant possible et trouver les bonnes associations".

Et d'ajouter, "il ne s'agit pas de vendre pour vendre, ça n'a aucun intérêt".

Jean-Claude Bourrelier appréciera. Pourtant, sur BFM Business ce mercredi, le PDG assure vouloir "préserver l'intérêt des clients" des Chantiers de l'Atlantique en assurant notamment la mise en place d'un "actionnariat stable" tout en précisant ne pas viser la "responsabilité des Chantiers de l’Atlantique".

Et d'évoquer "un acte militant" qui ne semble pas avoir ému Bercy.

Olivier Chicheportiche Journaliste BFM Business