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A Rouen, devenez testeur de voiture autonome

A partir du mois de septembre, à Saint-Etienne-du-Rouvray, quatre voitures autonomes seront mises à disposition du grand public, gratuitement, pour se déplacer.

A partir de septembre à Saint-Etienne-du-Rouvray, près de Rouen (Seine-Maritime), les habitants pourront commander via une voiture autonome pour assurer leurs déplacements. Pour la première fois en Europe, le grand public pourra tester à grande échelle, et au quotidien pendant un an et demi, quatre Renault Zoé électriques sans chauffeur.

Une application pour commander sa voiture autonome

Via une application dédiée, dans le quartier du Madrillet, les utilisateurs se créent un compte. Ils peuvent ensuite appeler "Nestor", nom donné à la voiture dans le dispositif. Cette dernière les retrouve à leur point d’attente, et dessert ensuite 17 arrêts précis sur la boucle qu’elle effectuera 5 heures par jour au début. 5 heures, c’est le temps nécessaire avant de recharger la Zoé. Deux autres trajets seront ouverts d’ici la fin de l’année.

Avec cette expérimentation, les six partenaires (Renault, Transdev, la Matmut, la Région Normandie, la Métropole de Rouen et la Caisse des dépôts) veulent avant tout comprendre comment les utilisateurs comptent s’approprier cette nouvelle technologie. Karine Hure-Navarro prend place dans l’une des Zoé dont le design intérieur a été entièrement revu.

"C’est encore un prototype de voiture autonome, mais comme il va accueillir du public, nous voulions faire attention aux détails, aux finitions, explique la chef de projet voiture autonome nouvelles mobilités chez Renault. Nous voulions donner un côté cosy".

Quatre Zoé comme celle-ci pourront être utilisées par les habitants de Rouen.
Quatre Zoé comme celle-ci pourront être utilisées par les habitants de Rouen. © Renault

Tissu doux, écran au design soigné, la Zoé autonome offre aussi une innovation: le siège passager à l’avant est dos à la route. "Nous voulions comprendre si dans une voiture autonome, les passagers souhaiteraient discuter ensemble, ou bien rester dans leur bulle", poursuit Karine Hure-Navarro.

Le plus de cette place (en bonus d’avoir l’impression d’être vraiment dans la voiture du futur): le passager est juste à côté du volant, et le voit donc tourner tout seul, comme il voit la voiture ralentir à l’approche d’un rond-point, ou d’un passage piéton.

Un superviseur dans le véhicule

Un superviseur reste présent au volant, car la réglementation l’impose. Il peut ainsi reprendre la main en cas de difficulté. Ce sont des chauffeurs de bus qui ont été spécialement formés pour ce type de conduite. La voiture est également en lien permanent avec un poste central de commandement (PCC).

"En cas de problème, par exemple s’il pleut beaucoup, nous pouvons baisser à distance la vitesse des voitures de 10km/h", nous explique ainsi Alexis Beauvillain, ingénieur chez Transdev Pôle régional Normandie. L’opérateur de transport a développé avec Renault le système de monitoring du projet, qui demande notamment d’avoir accès aux données des véhicules.

tester les technologies de la voiture autonome

Pauline Ducamp