BFM Auto

Philippines: ces voitures de luxe importées illégalement finissent broyées

Le président philippin a assisté à la destruction d'une vingtaine de véhicules de luxe et de sport importés illégalement dans le pays. Un événement retransmis en direct par la télévision locale et sur Facebook.

Habitué des mesures choc et des sorties médiatiques outrancières, le président des Philippines a une nouvelle fois voulu marquer les esprits. La semaine dernière, Rodrigo Duarte a en effet assisté à la destruction d'une vingtaine de voitures importées illégalement dans le pays. Sous les roues des bulldozers, des SUV japonais mais aussi des modèles de sport et de luxe, comme des BMW, Jaguar, Porsche Mercedes-AMG, ou encore une Corvette C3. L'opération "destruction" a eu lieu dans la cour du bureau des douanes de la capitale Manille où les véhicules importés illégalement avaient été alignés, capot ouvert, sous l'oeil d'une rangée d'officiels.

Deux bulldozers se sont employés à détruire méthodiquement ces véhicules qui auraient bénéficié de la complicité de douaniers corrompus pour échapper à la taxe sur les véhicules importés. Une taxe qui peut représenter 50% du prix du véhicule.

"En faire des jouets"

Pour vraiment bien marquer les esprits, l'événement était filmé, comme par exemple dans le tweet ci-dessous, avec une voix qui semble lister la liste des voitures prêtes à être réduites en "César". Les discours du responsable des douanes et du président philippins accompagnant cette opération étaient aussi retransmis en direct sur Facebook et sur des écrans géants. En fond, on peut voir des images de destructions publiques de véhicules qui se déroulaient en simultané dans deux autres ports philippins. 

"Donnez-les aux ferrailleurs!", aurait déclaré le président philippin après la destruction, ajoutant: "Ils (les ferrailleurs) ne peuvent pas avoir de voitures comme ça. Mais ils pourront en faire des jouets".

Les voitures détruites représenteraient une valeur de 61,6 millions de pesos, soit 960.000 euros. D'ordinaire, une vente aux enchères est organisée pour venir remplir les caisses de l'Etat, précise la Tribune de Genève. "Je les paierai, pas de problème", aurait toutefois assuré Rodrigo Duarte, qui aurait donc préféré ce coup de communication aux bulldozers à une potentielle recette fiscale importante. 
Julien Bonnet