BFM Auto

Les voitures radars arrivent dans trois nouvelles régions

Les voitures radars opérées par des sociétés privées arriveront bientôt sur les routes des régions

Les voitures radars opérées par des sociétés privées arriveront bientôt sur les routes des régions - CHARLY TRIBALLEAU / AFP

Le ministère de l’Intérieur étendra l’utilisation des voitures radars avec chauffeurs privés à la Bretagne, les Pays de la Loire et le Centre-Val de Loire. L’expérimentation menée depuis un an dans la Manche a fait polémique cette semaine.

Le ministère de l’Intérieur poursuit le déploiement des voitures radars avec chauffeurs privés. Déjà expérimentées dans les cinq départements de Normandie, elles seront bientôt aussi en action sur les routes des régions Bretagne, Pays de la Loire et Centre-Val de Loire.

L’appel d’offres sera lancé dans les prochains jours par le ministère, pour recruter les sociétés privées et surtout les chauffeurs de ces 60 nouveaux radars mobiles (19 en Bretagne, 20 en Pays de la Loire et 21 en Centre-Val de Loire). Chaque région désignera une société différente, précise le communiqué du ministère, qui annonce une mise sur la route de la nouvelle flotte en janvier 2020. Le dispositif sera identique à celui appliqué en Normandie.

Une expérimentation depuis un an en Normandie

Depuis le printemps 2018, chacune des Peugeot 308 y est conduite par un chauffeur de l’opérateur privé, Mobiom. Et difficile de les reconnaître car elles sont banalisées. Sur le tableau de bord se trouve un appareil photo, le radar est lui installé dans le bouclier de la voiture. Pas de flash, comme sur une cabine fixe: ce radar mobile flashe par infrarouge, avec une marge d'erreur de 10km/h. Circulant plusieurs heures par jour, sur des itinéraires toujours différents définis par les préfectures, elles peuvent être réorientées dans la journée vers une autre zone.

"Il faut savoir que ces voitures sont toujours dans le flux de circulation, elles ne sont jamais arrêtées contrairement à celles de la police", a expliqué ce mercredi sur RTL Emmanuel Barbe.

Des voitures qui font polémique

Le délégué interministériel à la sécurité routière a dû répondre cette semaine à une polémique. Suite à un point presse du Préfet de la Manche sur la sécurité routière fin avril, l’efficacité des voitures avait été remise en cause. Elles n’enregistreraient que 10 infractions par jour, et seraient donc moins efficace que les cabines fixes. Ce que conteste le ministère.

"Ce que je trouve étonnant c'est qu'on nous reproche de ne pas flasher assez, alors que toutes les polémiques étaient sur le fait qu'on allait faire du fric", a expliqué mercredi le délégué. "Mes attentes étaient ailleurs. Il s’agissait de réaliser des procédures parfaitement conformes. On a eu beaucoup de difficultés techniques à résoudre", a-t-il ajouté sur RTL.

"Au cours du 1er trimestre 2019, les véhicules banalisés de la région normande ont effectué plus de 800 tournées. Cela correspond, pour ces trois mois, à environ 200 000 kilomètres de contrôle, sur des itinéraires désignés par les services de la Préfecture. Ces contrôles ont généré près de 12 000 messages d'infraction", précise le ministère ce vendredi.

Chaque infraction est envoyée, comme pour celles des cabines fixes, au Centre national de traitement des infractions de Rennes (Ille-et-Vilaine), et traitée par un policier.

Pauline Ducamp