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La Mairie de Paris s’intéresse aux portiques écotaxe du périphérique

Image d'illustration - Le périphérique parisien.

Image d'illustration - Le périphérique parisien. - MIGUEL MEDINA / AFP

La municipalité parisienne serait en train de racheter les quatre portiques installés pour l’écotaxe au-dessus du périphérique.

Mieux gérer la circulation sur le périphérique, grâce aux anciens portiques écotaxe, c’est l’idée de la Mairie de Paris. Si l’on en croit le journal Le Monde, la municipalité serait en train de racheter les quatre portiques placés au-dessus du périphérique depuis 2013, portiques qui n’ont jamais servi suite à l’abandon de l’écotaxe, après la crise des bonnets rouges.

Aux quatre poins cardinaux du boulevard périphérique

Ces quatre portiques sont installés porte de Clignancourt, au nord de Paris, porte de Bagnolet à l’est, porte de Vanves au sud, et porte Maillot à l’Ouest. Ils divisent ainsi les 35 kilomètres du périphérique en quatre quarts. Les portiques sont toujours équipés de capteurs, caméras capables de lire les plaques d’immatriculation, et balises micro-ondes.

Leur prix n’excéderait pas quelques dizaines de milliers d’euros, précise Le Monde, et viendrait compléter les 200 caméras déjà présentes le long du périphérique. De quoi fournir un outil de régulation supplémentaire sur cet axe très engorgé, que la Mairie de Paris veut profondément transformer dans les années à venir.

"Nous pourrons ainsi obtenir un comptage plus précis, plus fin, des véhicules, en distinguant les voitures, les bus, les camions et les deux-roues, se réjouit dans le Monde un responsable de la voirie. Cela pourrait nous aider à mieux gérer le trafic sur ce boulevard très engorgé".

Lecture des plaques d'immatriculation

Comme ils lisent les plaques, les portiques pourraient permettre de faire respecter de nouvelles voies de trafic dédiées, par exemple aux voitures électriques. La réutilisation des portiques installés sur le périphérique est en débat depuis l’abandon définitif de l’écotaxe par l’Assemblée Nationale fin 2016. Installation de capteurs de pollution, taxation des poids lourds, plusieurs solutions avaient déjà été envisagées.

Pauline Ducamp