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Bonus-malus 2017, le barème complet 

La mesure doit permettre d'améliorer le bilan carbone du parc automobile en encourageant la vente de véhicules capables de rouler 100% électrique

La mesure doit permettre d'améliorer le bilan carbone du parc automobile en encourageant la vente de véhicules capables de rouler 100% électrique - Wikimedia commons

Le projet de loi de finances 2017 présenté ce mercredi confirme ce qui était attendu: la fin du bonus pour les hybrides non rechargeables et un seuil de malus abaissé de quatre grammes de CO2.

Si vous comptiez vous offrir une hybride non-rechargeable ou une grosse sportive, il faudra craquer avant 2017. Le projet de loi de finances pour l'année prochaine présenté ce mercredi 28 septembre vient en effet confirmer la suppression du bonus pour les véhicules hybrides qui ne peuvent pas être chargés directement et pour les voitures les plus polluantes.

Malus à partir de 127 grammes

La réforme proposée par le gouvernement prévoit un "abaissement du seuil d'application du malus de 131 à 127 grammes d'émission de CO2 par kilomètre. Le malus atteindra un plafond de 10.000 euros pour les voitures émettant plus de 191 grammes. Entre ces deux valeurs, il sera "lissé" afin d'éviter des "effets de seuil". Le plafond précédent était de 8.000 euros pour les automobiles les plus polluantes.

Côté bonus, dispositif réglementaire et non législatif, les voitures hybrides ne pouvant être rechargées seront privées de leur bonus de 750 euros jusqu'ici en vigueur. En revanche, les hybrides rechargeables sur le secteur conservent leur incitation, "1.000 euros en moyenne", selon ce texte.

"Superbonus" maintenu 

Enfin, le "superbonus" de 10.000 euros pour l'achat d'un véhicule électrique, sous condition d'avoir mis un diesel de plus de dix ans à la casse, est reconduit. La prime à l'achat d'une voiture électrique baisse toutefois de 6.300 à 6.000 euros. De quoi tout de même encourager l'achat de ces véhicules zéro émission, dont de nombreux modèles seront présentés au Mondial de l'Auto qui démarre ce jeudi.

Julien Bonnet, avec AFP