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Signaler les contrôleurs dans les transports devrait bientôt être interdit

Le métro parisien, en 2010

Le métro parisien, en 2010 - MIGUEL MEDINA / AFP

Une nouvelle loi devrait punir ceux qui avertissent de la présence de contrôleurs dans les transports, notamment sur les réseaux sociaux.

Qu'il s'agisse de l'affaire des groupes Facebook anti-radar ou de l'utilisation d'applications comme Waze pour éviter les contrôles, les autorités ont beaucoup de mal à lutter, face aux nombreux moyens de communication des usagers de la route ou des transports en commun. Mais début mars, le Sénat et l'Assemblée nationale devraient faire du signalement des contrôleurs un délit passible de deux mois d'emprisonnement et de 3 750 € d'amende.

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Chaque année, la fraude coûte plusieurs centaines de millions d'euros à la SNCF, la RATP, ainsi qu'aux différents opérateurs de transports en commun. Pour se faciliter la tâche, les fraudeurs utilisent fréquemment Facebook ou Twitter pour communiquer l'emplacement des contrôles, par exemple dans les différentes stations de métro. 

Néanmoins, les réseaux sociaux ne sont pas les seuls visés. Selon le texte, sera passible de sanction "le fait de diffuser, par quelque moyen que ce soit et quel qu'en soit le support, tout message de nature à signaler la présence de contrôleurs ou d'agents de sécurité employés ou missionnés par un exploitant de transport public de voyageurs".

Prévenir un ami par SMS ou même par téléphone sera donc théoriquement répréhensible, même si on ne peut pas vraiment parler en l'occurrence de "diffusion". De toute manière, les autorités risquent d'avoir du mal à surveiller tout le monde.

https://twitter.com/GrablyR Raphaël Grably Chef de service BFM tech