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Pour Manuel Valls, le numérique est "porteur de croissance et d’emplois"

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- - Patrick Kovarik AFP

L'ex-premier ministre met en garde : la France et l'Europe doivent garder leur "souveraineté numérique".

Oui, « le numérique doit être une chance pour la France », selon Manuel Valls. L’Etat doit permettre aux entreprises de saisir toutes les opportunités de la révolution numérique, lit-on dans son programme. Il doit notamment faire en sorte que toutes les TPE-PME puissent bénéficier « d’un accompagnement et d’un appui financier » pour « opérer leur modernisation numérique ». Ces mesures permettraient, par exemple, de créer un site Web ou encore de développer une stratégie d’export par Internet.

Et pour avancer encore plus vite dans la mutation technologique, le candidat appelle de ses vœux un développement de la recherche privée, notamment grâce à une simplification de l’accès au crédit d’impôt innovation pour les PME. Il souhaite également plus de relations entre la recherche publique et la recherche privée, entre autres grâce au renforcement des outils de transfert de technologie.

Autre sujet important pour l’ancien Premier ministre, la réduction des fractures territoriales. Une lutte qui passe par la poursuite du déploiement de la fibre optique et la lutte contre les zones blanches en téléphonie si besoin « en contraignant les opérateurs à mutualiser leurs réseaux ».

Dans son programme, Manuel Valls parle également de la création d'une nouvelle Europe. Celle-ci pourrait notamment mettre en place un grand plan d’investissement public et privé dans les deux secteurs les plus porteurs de croissance et d’emploi : la transition énergétique et la révolution numérique. Il évoque la naissance un moteur de recherche européen (après l'échec de Quaero) et la numérisation des processus industriels. Il ne donne en revanche aucun chiffre sur le montant qu’il faudrait consacrer à ce grand plan. Mais cette nouvelle Europe pourrait enfin lutter contre l'optimisation fiscale et permettre de taxer l’activité des multinationales du numérique là où leur chiffre d’affaires est réalisé.

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Sa bonne idée high-tech: avoir organisé des Facebook Live pour présenter son QG de campagne et son programme. Les deux séquences ont été vues respectivement plus de 18.000 et 28.000 fois.

Sa bourde high-tech: avoir enterré la carte d'identité électronique lorsqu'il était place Beauvau.

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Manuel Valls