BFM Tech

Le site de rencontres adultères Ashley Madison menaçait de briser l'anonymat de ses clients

-

- - Ashley Madison

En cas de factures impayées, les utilisateurs du portail de rencontres avaient droit à des courriers menaçants.

Le géant canadien Ashley Madison admet avoir fait du chantage aux mauvais payeurs, révèle le site CNNMoney. L’information vient directement d'Avid Life Media, groupe propriétaire du site de rencontres adultères. Le média américain avait dans un premier temps mis la main sur des échanges entre un ancien membre et le service client du site. L’affaire remonte à 2012. L’homme en question - qui a souhaité rester anonyme - explique avoir acheté pour 40 dollars de crédits après avoir reçu une douzaine de messages de femmes. Une fois l’argent dépensé, il n’a jamais reçu la moindre réponse de ces dernières.

Sur le Web, il a rapidement découvert d’autres plaintes similaires à la sienne. Les clients suspectaient alors Ashley Madison d’avoir recours à de faux profils féminins pour les inciter à la dépense. Après avoir demandé à être remboursé, l’homme a reçu une réponse plutôt ferme: “Si vous rejetez le débit, tous les enregistrements seront envoyés à votre domicile”. Sur les forums, d’autres utilisateurs ont témoigné de ce type de chantage, en étant parfois menacés d’appels téléphoniques à leur domicile.

La porte-parole du site a confirmé à CNNMoney que ces pratiques avaient cessé avec la prise de fonction de Rob Segal, le nouveau PDG, soit il y a seulement trois mois. Les suspicions du jeune homme se sont par ailleurs révélées fondées. L’an dernier, le piratage d’Ashley Madison révélait que la majorité des profils féminins étaient des faux. Il y a quelques jours, les nouveaux dirigeants du site ont admis l’utilisation de robots pour attirer les hommes. Une pratique qui appartiendrait au passé, selon eux, mais qui vient d’aboutir à l’ouverture d’une enquête de la part de la Commision fédérale du commerce aux Etats-Unis.

https://twitter.com/GrablyR Raphaël Grably Chef de service BFM tech