BFM Tech

Le FBI est-il victime d’un hack historique?

-

- - -

Un pirate informatique menace de révéler les données de 20.000 employés du FBI. Mais ses revendications sont troubles et certaines de ses premières révélations sujettes à caution.

Panique au FBI. Depuis ce week-end, un hacker prétend détenir les noms, titres, adresses mail et numéros de téléphone de 20 000 employés du Bureau et de 9 000 salariés du département de la sécurité intérieure (DHS). Le pirate affirme qu'il dispose en tout de 200 gigaoctets de données. Telle est l'information que révélait le site Motherboard le 7 février.

9 000 personnes déjà exposées

Une liste de 9 000 noms du DHL a déjà été publiée dès ce dimanche 7 février sur un site crypté. Les personnes visées exercent des missions variées : agents spéciaux, biologistes, analystes, linguistes ou fournisseurs. Motherboard a pu confirmé l'authenticité de plusieurs d'entre eux.

Mais d'après The Guardian, elle comporterait aussi de nombreuses erreurs et des données dépassées depuis plusieurs années. Un compte Twitter pro-palestinien au pseudo très évocateur de penis@DotGovs a fini par revendiquer le hack le lendemain et mettre en ligne de la même manière des données concernant le personnel du ministère de la Justice.

Le pirate a contacté de lui-même Motherboard. Il a expliqué avoir détourné le compte mail d’un employé du ministère de la Justice. Ne réussissant pas à se connecter au portail interne, il aurait appelé le service informatique en disant qu’il était nouveau au sein de la société et aurait ainsi obtenu un code pour s'identifier. Grâce à cela, il aurait pénétré l’ordinateur de la personne dont il avait détourné la messagerie. C'est là qu'il aurait pu accéder à quantité de documents stockés sur l’intranet. Au total, 1 Téraoctet de données aurait été à sa portée avec parfois des numéros de cartes bancaires et des mails militaires. 

Les employés du FBI n'ont pas encore été touchés

The Guardian avance que ce vol ne serait pas si sensible qu'il y paraît. Et beaucoup moins préjudiciable que celui qui avait affecté la base de données des fonctionnaires américains au mois de juillet 2014. Le ministère de la Justice procéderait actuellement à une enquête. Un porte-parole a même déclaré à plusieurs médias : "Il n'y a aucune indication jusqu'à maintenant d'une violation d'informations personnelles sensibles". Reste une incertitude : le hacker va-t-il dévoiler ce qu'il détient sur les employés du FBI ?

Ce n'est pas la première fois que des organismes majeurs du gouvernement américain sont victimes d'attaques informatiques. Au mois d'octobre dernier, la boîte mail du chef de la CIA John Brennan avait été détournée.

Amélie Charnay