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La France et Google ont signé un accord «historique» sur la presse française

L'accord permettra de rémunérer les médias français

L'accord permettra de rémunérer les médias français - -

Le président exécutif de Google et François Hollande ont conclu vendredi un accord portant sur la rémunération des éditeurs de presse français. Le fonds de soutien se monte à 60 millions d’euros pour le moteur de recherche américain.

Google et les éditeurs de presse français ont conclu vendredi un accord aux termes duquel le géant américain de l'internet va financer à hauteur de 60 millions d'euros un fonds d'aide à la transition des médias français vers le numérique.
L'accord, basé sur un partenariat commercial, a été annoncé à l'Elysée à l'issue d'une rencontre entre François Hollande et le président exécutif de Google, Eric Schmidt, en présence des ministres de la Culture et des PME et de l'Economie numérique, Aurélie Filippetti et Fleur Pellerin. Etaient également présents la présidente de l'Association de la presse d'information politique et générale, Nathalie Collin, ainsi que le médiateur qui a travaillé à la conclusion de cet accord entre la presse et Google. Ce partenariat a pour but d'aider la presse à se développer sur internet et à «accroître ses revenus en ligne», a indiqué un porte-parole du géant américain. Quant au fonds de 60 millions d'euros, il «sélectionnera des initiatives prometteuses permettant de faire émerger de nouveaux contenus en ligne», a-t-on ajouté. Cité sur le réseau social Twitter, le chef de l'Etat a indiqué que c'était «une fierté pour la France que d'avoir réalisé cet accord avec Google, une première au monde

Google menaçait de ne plus référencer les médias français

«Il vaut mieux avoir un accord qu'une loi, c'était la bonne approche», a souligné Eric Schmidt. François Hollande avait en effet annoncé que faute d'accord, un projet de loi serait proposé en vue de créer un mécanisme de rémunération au bénéfice des organismes de presse.
Les associations d'éditeurs de presse souhaitaient que le groupe américain les rémunère pour les informations qu'il indexe, une demande refusée jusqu'ici par Google qui menaçait de son côté de ne plus référencer les médias français.

Claire Béziau, avec agences