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L'UMP renoue avec l'achat de mots-clés sur Google

Si vous tapez sur Google "François Hollande", vous aurez peut-être la surprise de voir s'afficher le site de l'UMP.

Après avoir observé une trêve dans la dernière ligne droite de la campagne présidentielle, l'UMP récidive dans l'achat de mots-clés (souvent des noms d'opposants politiques) sur Google Adwords. L'idée est simple, comme le rapporte Lefigaro.fr : pour toute requête effectuée sur des noms comme François Hollande, Dominique Strauss-Kahn, ou encore François Bayrou, l'internaute voit s'afficher, au-dessus ou à côté des résultats générés par le moteur de recherche, des liens commerciaux (achetés par l'UMP) qui lui proposent de signer une pétition en faveur de la réforme des régimes spéciaux de retraites. Ce qui est un moyen d'enrichir également la base de données contacts de l'UMP.

Il y a quelques jours, le secrétaire national aux nouvelles technologies du Parti socialiste, Vincent Feltesse, avait indiqué à nos confrères du Figaro que le PS allait demander à Google de supprimer les liens pointant sur des noms propres. Aujourd'hui, cette opération de marketing politique se poursuit, mais sur des noms communs tels que « réforme » ou « retraite ». L'UMP n'a pas toujours été très heureuse dans le choix de ses mots-clés. A la fin de l'année 2005, alors même que les banlieues s'embrasaient, la formation politique avait acheté les mots « racaille », « émeutes » et « police » afin d'attirer du trafic sur son site Web.

Philippe Crouzillacq - 01net.