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Facebook: les membres pourront bientôt déclencher eux-mêmes le Safety Check

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Le patron de Facebook a indiqué que son groupe travaillait à un Safety Check que les utilisateurs du réseau pourraient activer directement en cas de catastrophe.

Mark Zuckerberg a profité de son voyage en Italie pour organiser une session de questions-réponses à la mairie de Rome pendant laquelle il a annoncé des changements pour la fonction Safety Check (contrôle d’absence de danger, en français).

"Nous travaillons à permettre à la communauté [des membres de Facebook, NDLR] de déclencher elle-même la fonction Safety Check lorsqu’il y a une catastrophe", a indiqué le patron du réseau social sans toutefois donner plus de détails.

Cette nouvelle façon de déclencher la fonction va en particulier poser un défi de taille aux équipes de Facebook. Il va en effet leur falloir trouver un moyen de "graduer" la gravité des événements pour éviter que les membres du réseau n'activent le Safety Check à tout bout de champ… Un vrai challenge.

Un algorithme pour répondre aux critiques

Cette fonction Safety Check, imaginée après le séisme et le tsunami de 2011 au Japon et lancée en 2014, permet aux utilisateurs de Facebook de signaler qu’ils sont en sécurité lorsque leur pays subit une catastrophe.

Mais le réseau social a dû faire face à de nombreuses critiques l’accusant de ne pas activer la fonction de la même manière selon les pays et d’avoir une approche sélective de ce qui est une catastrophe méritant de la déclencher. Les internautes lui ont ainsi reproché d’avoir activé la fonction tardivement après les attentats de Bruxelles et de ne pas l’avoir fait après l’attaque en Côte d’Ivoire ou d’un attentat au Liban.

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- © Chicago Magazine

Afin de ne plus être accusé de partialité, Facebook a déjà choisi de tester aux Etats-Unis et au Canada durant l’été un nouveau système d’activation de la fonction qui s'appuie sur un algorithme. Celui-ci permet de repérer dans les messages des membres l’évocation d’un événement touchant à la sécurité (attentat, cyclone ou autre). Si celui-ci est retrouvé dans une base de données gérée par un partenaire de Facebook, alors il déclenche une alerte localisée sur une petite zone géographique. C’est ce qui s’est passé en juillet dernier lorsqu’une fusillade faisant trois morts a eu lieu à Chicago.

S'il est mis en oeuvre, ce système pourrait être une étape intermédiaire entre la situation actuelle et le déclenchement des alertes par la population elle-même.