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Facebook : explosion des blocages de contenus en France

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Le cinquième rapport de transparence de Facebook sur les demandes gouvernementales fait état d'une hausse globales des requêtes. En France, les demandes de retrait de contenus ont augmenté de 1.240% !

Depuis deux ans, Facebook publie tous les six mois un rapport sur les demandes qu’il reçoit des Etats. Son premier rapport indiquait que plus de 70 pays avaient formulé des requêtes auprès du réseau social. Deux ans plus tard, 92 pays ont demandé à Facebook des informations sur certains membres ou que des contenus soient retirés. Détails en chiffres.

Durant le premier semestre 2015, Facebook a ainsi retiré de ses pages plus de 20 560 messages qui violaient des lois locales, soit deux fois plus que durant le deuxième semestre 2014. Quant aux demandes de données personnelles, elles ont grimpé de 18% durant la même période (de 35.051 demandes à 41.214).

La plus grande partie des demandes (60%) ont été formulées par des agences gouvernementales américaines, poursuit le réseau social. Elles ont souhaité accéder à plus de 26.500 comptes.

En ce qui concerne les demandes de retrait de contenus, les "vainqueurs" de ce premier semestre sont l’Inde et la Turquie avec respectivement 15.155 et 4.496 requêtes.

L’Europe n’est pas en reste, puisque le nombre de demandes en provenance du Royaume-Uni a augmenté de 43%, celles venant de France de 20%. Dans notre pays, ce sont surtout les demandes de retrait de contenus qui ont explosé : au deuxième semestre 2014, elles étaient au nombre de 13 contre 295 au premier semestre 2015! Soit une hausse de 1.240%! La plupart des demandes concernaient des contenus faisant l’apologie du terrorisme et le négationnisme, rappelle Facebook.

En cela, le réseau social n’a fait que suivre la loi française. Et après les attentats de ce début d’année, l’application de la loi antiterroriste votée en 2014 a été accélérée. Celle-ci prévoyant le blocage des sites faisant l’apologie du terrorisme, Facebook a dû s’y conformer. Mais le réseau social rappelle qu’il ne fournit aucune "porte dérobée" aux autorités des différents pays et examine attentivement chaque requête qui lui est faite avant d’agir.

Cécile BOLESSE