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Facebook: de nombreux messages privés ont été piratés

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- - Brendan Smialowski / AFP

Après avoir été visé par une attaque massive, la firme américaine donne des détails sur les données qui ont été corrompues. Des échanges privés sont concernés.

Deux semaines après avoir été victime de la pire attaque informatique de son histoire, Facebook choisit d'apporter de nouvelles précisions quant au nombre de membres visés. Les découvertes ne sont pas rassurantes. De l’aveu même de l’entreprise, les données personnelles de 29 millions d’utilisateurs ont été récupérées par des pirates. Incluant leur mail, numéro de téléphone, mais également la religion, l’adresse ou encore la date de naissance pour 14 millions d’entre eux. Sur son site, Facebook précise que les conversations privées ne sont pas concernées, à une exception près.

"Si un individu de ce groupe (un groupe de 400.000 utilisateurs d’abord visés par les pirates, NDLR) était administrateur d’une Page et que cette Page avait reçu un message d’un utilisateur de Facebook, alors les pirates ont pu accéder au contenu du message" explique Facebook, faisant référence aux millions de pages "professionnelles" qui font la promotion d’entreprises, d’artistes, ou d’organisations diverses.

50 millions de pages fin 2015

A travers cette déclaration alambiquée, le réseau social admet que tous les messages privés envoyés aux pages Facebook dont au moins l’un des administrateurs figure parmi les 400 000 premières victimes ont filé entre les mains des pirates. Pour le moment, le réseau social n’apporte aucune précision concernant le nombre de pages concernées ou le nombre de messages privés qui sont désormais dans la nature.

Fin 2015, Facebook revendiquait 50 millions de pages pour 1,6 milliard d’utilisateurs. En appliquant le même ratio à 400.000 utilisateurs, on obtient un total de 12.500 pages. Mais ce calcul grossier ne permet que de donner une estimation minimale du nombre de pages touchées, dans la mesure où une page peut avoir de nombreux administrateurs, multipliant les chances de se retrouver parmi les 400.000 premières victimes - qui représentent environ 0,02% du nombre d’utilisateurs de Facebook dans le monde. En supposant qu’environ 10.000 pages soient concernées, le nombre de messages privés ayant été piratés pourrait grimper à plusieurs dizaines, voire plusieurs centaines de milliers.

Interrogé par BFMTV, Facebook affirme ne pas avoir de chiffres à communiquer.

https://twitter.com/GrablyR Raphaël Grably Chef de service BFM tech