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Facebook censure la photo d'un mannequin grande taille... puis s'excuse

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- - Cherchez la Femme

Une fois de plus, Facebook a suscité un tollé en refusant de publier une photo qui ne correspondait pas à ses standards.

On savait déjà que Facebook n’aimait pas la nudité. Mais cette fois, c’est la photo d’une mannequin grande taille en bikini publiée par un groupe féministe australien qui a été supprimée par le réseau social. Une décision qui a provoqué un tollé qui a finalement poussé Facebook à s’excuser… et à accepter finalement le cliché. 

Mi mai, le groupe australien Cherchez la femme (CLF) publie sur sa page Facebook une invitation à un événement ayant pour thème "le féminisme et les gros". La photo du mannequin grande taille Tess Holliday, en bikini et arborant un large sourire accompagne ce post. Rien d’exceptionnel.

Mais les équipes de modération de Facebook ne l'entendent pas de cette oreille. Et censurent cette photo au motif qu’elle "ne respecte pas ses règles concernant la santé et la forme". Elle promeut "une image physique idéalisée" indique même le réseau social au groupe lorsque celui-ci cherche à comprendre la raison de ce rejet... et lui suggère de la remplacer par la photo d’une "activité pertinente comme la course ou le vélo".

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Scandalisée, l’une des organisatrices de l’événement, Jessamy Gleeson, publie la réponse de Facebook et appelle les internautes à réagir. "Facebook n'a pas tenu compte du fait que notre événement consiste à discuter du corps et à développer une image positive de soi quel que soit son corps", s’indigne-t-elle.

Il a fallu que la presse anglo-saxonne s’empare du sujet pour que le réseau social fasse finalement machine arrière. "Nos règles sont édictées pour protéger la communauté des publicités offensantes qui peuvent nuire à l’expérience utilisateur sur notre plate-forme. Ce n’est pas le cas de celle que vous avez publiée et nous sommes désolés de cet incident", a-t-il indiqué dans un message adressé à CLF.

Si la photo de Tess Holliday est revenue sur la page du groupe australien, Jessamy Gleeson regrette qu’il ait fallu que la presse s’empare de l’affaire pour que le réseau social réagisse et aimerait qu’il change ses règles. "Il faudrait vraiment que Facebook comprenne qu’il y a un problème dans sa politique sur la représentation du corps de femmes sur son réseau."