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Etats-Unis: les internautes racistes ont un code pour éviter la censure

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- - Flickr (James Rhodes)

Sur Twitter, les messages racistes ou homophobes sont régulièrement supprimés par les modérateurs. Des utilisateurs ont trouvé la parade pour ne pas se faire repérer.

"Si j'avais un bol de Skittles et que je vous disais que trois d'entre eux étaient empoisonnés, en prendriez-vous une poignée entière?" Fin septembre, Donald Trump Jr. déclenchait une nouvelle polémique en comparant les réfugiés syriens aux bonbons multicolores. Le fils du candidat républicain a inspiré certains internautes, qui utilisent ce nom pour désigner les musulmans en général.

Mais ils ont l’imagination encore plus large. Comme le relève le site américain Buzzfeed, des termes génériques sont employés sur Twitter afin d’éviter la censure.

Ce week-end, un utilisateur publiait la liste des synonymes les plus "appréciés" pour tenir des propos racistes. Ainsi, un Noir devient un "Google", alors qu’un juif se transforme en "Skype".

De leur côté, les Mexicains sont appelés des "Yahoo" et les Asiatiques sont associés à Bing, le moteur de recherche de Microsoft. Des propos homophobes sont également tenus en parlant de "papillons" pour désigner les gays et de “seau à poissons” pour évoquer les lesbiennes.

Sur Twitter, n’importe quel internaute peut signaler un contenu indésirable afin de le faire disparaître. Mais le réseau social est très peu transparent concernant ses méthodes de détection. Il refuse notamment de communiquer le nombre de signalements nécessaires pour censurer un tweet ou un compte.

Face aux millions de messages postés chaque jour, une intelligence artificielle est utilisée pour détecter les propos haineux. L’usage de termes génériques pour désigner des populations permet de rendre leur travail plus difficile.

https://twitter.com/GrablyR Raphaël Grably Chef de service BFM tech